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Vivre sa foi au Canada

11 février 2026
Photo d'Emefa.

Emefa Atutonu

  • Église Unie
  • Foi - Pluralité religieuse
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  • Spiritualité
  • vidéo

Dans la série Ma Parole, Emefa nous partage les défis qu’elle a rencontrés en arrivant au Canada et comment elle a pu intégrer sa foi dans une société qui laisse peu de place à la religion.

Bonjour, je suis Essie Emefa Atutonu. Je suis diplômée en maîtresse des finances de contrôle de gestion. Je suis togolaise de nationalité et immigrante au Canada.

Transcription:

Une arrivée au Canada difficile

Je suis arrivée au Canada le 4 juillet 2024 en laissant derrière moi mon boulot parce que je travaillais pour le consulat de France dans mon pays d’origine.

J’ai laissé derrière moi mon boulot où j’étais vraiment, vraiment épanouie pour embrasser un nouveau départ ici au Canada.

Pour savoir comment ma foi m’a aidée dans ce moment difficile, très difficile, je dirais qu’étant chrétienne, sans la foi, je ne pourrais pas y arriver, parce qu’à un moment donné, j’avais décidé de retourner dans mon pays.

J’ai décidé carrément de reprendre mes enfants et partir dans mon pays.

Mais étant chrétienne, je me rappelle, ma mère m’a dit « donc, tu ne fais pas confiance en ton Dieu. »

C’est là où je me suis remise en question, j’ai dit non.

Si le Seigneur a permis que je sois là, si le Seigneur n’a pas permis que l’avion ait un crash, ça veut dire qu’il a un plan ici au Canada.

Donc si moi-même, je ne prouve pas le peu de foi que j’ai, je ne prouve pas au Seigneur que je peux y arriver, me voir si j’ai été appelée, je suis là, debout, pour l’œuvre pour laquelle tu m’as permis d’arriver ici au Canada, c’est que c’est du n’importe quoi pour moi-même.

C’est là où j’ai dit non, je retrousse mes manches. Je me mets à genoux.

Et puis à l’Église Unie, j’écoute la parole de Dieu. Je dis non, il faut que quelque chose se passe.

Une foi qui dépasse le dimanche matin

C’est là où je me suis mis en intimité avec mon Dieu parce que la vie chrétienne, c’est une vie de tous les jours, de chaque seconde.

Ce n’est pas le dimanche matin, on prend son habit, on porte, on part à l’église, on revient, on enlève lundi matin, non.

J’ai retroussé mes manches, je dis non, je peux le faire. Tout ce que j’ai besoin de toi, papa, c’est la santé.

Une ouverture à l’Église Unie du Canada

Le dénouement c’est que j’étais là tout tranquillement, quand on m’a dit qu’il y a l’Église Unie qui recherchait une assistante administrative.

Donc j’ai dit ok, je vais aller passer mon entretien pour voir. Je me dis que bon, j’irai voir. Je ne savais pas donc.

Quand on a dit, j’étais partie à l’entretien, parce que moi je venais à l’Église Unie pour servir Dieu et non pour le travail.

Donc, je suis venue pour servir. En aucun moment de ma petite vie, je n’ai pensé que je pourrais être utile à l’Église Unie.

Donc, quand je suis partie à l’entretien, après je suis revenue de l’entretien.

Quand je sortais de l’entretien, j’ai dit même à la personne avec qui j’y étais que je ne suis pas sûre de pouvoir avoir cet entretien-là, mais si ça marche, que la volonté de Dieu soit faite.

Et la personne m’a demandé, qu’est-ce que toi-même tu veux. Je dis je ne sais pas. Là où je suis, je m’abandonne au Seigneur, qu’il fasse selon sa volonté.

Donc après, je reçois un mail qui dit que je dois remplacer quelqu’un dans l’Église Unie, Ruth qui est partie en congé de maternité, je dis, ah, ok.

C’est merveilleux, et c’est là où j’ai commencé à l’Église Unie.

Et au même moment, je fais deux choses que j’aime. Je prends mon cours pour sortir CPA. Et puis, au même moment, je travaille à temps partiel. Donc, c’est le comble que le Seigneur peut faire pour moi. Je lui dis merci.

Partager sa foi au Canada lorsque l’occasion se présente

Dans mon milieu social, je ne trouve pas difficile de parler de foi à chaque fois que l’occasion me le permet, parce que je n’ai pas besoin de parler de foi pour qu’on sache que je suis chrétienne.

C’est ma vie, c’est ma façon d’être, c’est ma façon de parler, c’est mon comportement qui reflète que je suis chrétienne.

C’est un habit que je porte en moi tous les jours. C’est une vie de tous les jours, de chaque moment, de la façon dont je réponds.

Il arrive même par moi, les gens demandent, ah! Emefa, tu es chrétienne? Je dis oui, je suis chrétienne.

Donc c’est la façon d’apporter les solutions, d’être là pour les autres, de répondre, d’écouter, d’échanger avec les autres qui me demandent que je suis chrétienne.

Mais je n’hésite pas à le dire à chaque fois que l’occasion me le permet, sans frustrer, sans heurter la sensibilité de celui ou celle qui est devant moi.

Photo d'Emefa.

Je suis une femme engagée, motivée par le sens du devoir et le désir de bien faire les choses, autant dans ma vie professionnelle que personnelle.

Chrétienne depuis ma naissance, j’ai grandi dans une famille où la foi avait une place centrale, et j’ai été éduquée selon les valeurs chrétiennes que je transmets aujourd’hui à mes enfants.

Sur le plan professionnel, je suis diplômée en Finance et en Contrôle de Gestion, avec des compétences solides en administration. J’ai occupé plusieurs postes dans différents secteurs, ce qui fait de moi une personne polyvalente. Ce parcours m’a permis de développer une expérience significative en gestion financière, en suivi des opérations et en soutien administratif aux équipes. J’apprécie la précision, l’organisation et le travail bien fait ; ce sont des qualités qui m’accompagnent chaque jour dans mes responsabilités.

En dehors du travail, ma vie reste guidée par ma foi. Je demeure attachée aux valeurs chrétiennes et je m’efforce de vivre dans le respect, l’intégrité et le service. Ma foi influence ma manière d’agir, d’aider les autres et de garder un équilibre malgré les défis.

Dans l’ensemble, je me définis comme une personne calme, sérieuse et bienveillante, qui cherche toujours à trouver l’harmonie entre ses engagements professionnels, personnels et spirituels.

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