Une guérison qui se respecte pas le protocole – Jean 9, 1 – 41
Stéphane Vermette
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Lorsque Jésus guérit un aveugle sans respecter les normes et les protocoles de son époque, les gens autour de lui sont mécontents. La guérison de cette personne démontre la différence entre l’aveuglement biologique et l’aveuglement volontaire qui dérange ceux et celles qui accordent plus d’importance au processus qu’aux résultats.
Messages importants:
- Les normes et protocoles peuvent parfois entraver la compréhension des miracles.
- L’évangile selon Jean utilise des symboles pour transmettre des messages profonds.
- Les critiques viennent souvent de ceux qui ne prennent pas d’initiatives.
- Jésus agit selon ses principes, indépendamment des normes religieuses.
- Il est important d’agir même si cela ne correspond pas aux attentes.
- La foi et l’ouverture d’esprit sont essentielles pour comprendre les enseignements de Jésus.
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Table des matières
Transcription:
Parfois, quand il y a une action qui ne suit pas les normes établies, les protocoles, les règlements, ben ça devient toujours un peu plus compliqué. Les gens, on dirait, refusent d’accepter les résultats même quand ils sont devant eux.
Ça arrive partout, c’est même arrivé à Jésus. Un jour, il a guéri un homme aveugle et plusieurs ont refusé de le croire, de croire en cette guérison parce que ce n’était pas de la bonne façon et pourtant c’était tout simple.
Bonjour Stéphane Vermette de retour, pasteur de l’Église Unie du Canada avec ses petits cartons pour bien vous présenter cette capsule du carême. Encore une fois, merci d’avoir cliqué sur ce lien si vous aimez.
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Alors pour ce quatrième dimanche du carême, on continue avec les textes d’évangile et c’est l’évangile encore une fois selon Jean.
Une histoire de guérison très longue
Cette fois-ci, c’est le chapitre 9, les versets 1 à 41. Et petite anecdote en débutant.
J’ai été pasteur de paroisse environ, je dirais, peu près 16 ans. C’est toujours difficile de calculer exactement, mais disons 16 ans. Et je n’ai jamais prêché sur ce texte. J’étais allé voir dans mes archives, jamais, jamais,
Au début, je pensais, bon, c’est une histoire de miracles. Peut-être que ça m’inspire moins les histoires de miracles, pour une raison ou pour une autre.
Mais je pense que surtout l’enjeu ici, c’est que c’est un texte qui est long. Il en est presque interminable. Et c’est beaucoup de versets, ce n’est pas des versets courts, c’est des bonnes phrases à pentures. Ce pas simple.
Encore une fois, je vous le rappelle, je le dis encore une fois, surtout pour ceux et celles qui ont vu les vidéos précédentes. D’ailleurs, il a des vidéos précédentes. N’hésitez pas à le cliquer.
Comprendre l’évangile selon Jean
C’est l’évangile selon Jean, donc c’est un évangile symbolique.
Il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre, il ne faut pas lire ça d’une manière littérale. Ce sont des symboles, ce sont des images et ainsi de suite.
Et c’est l’évangile que Jésus dit, « Je suis la lumière du monde. »
Il y a deux semaines, Jésus rencontre Nicodème, il se parle durant la nuit et Nicodème ne comprend absolument rien.
La semaine dernière, un chapitre après Nicodème, Jésus rencontre la femme samaritaine en plein jour, les midis, le soleil est à son zénith, ils ont une conversation et la femme comprend tout au point d’en devenir une missionnaire.
Donc, il n’y a pas de hasard ici.
La guérison d’un homme aveugle par Jésus
Alors, pour aujourd’hui, comment ça commence? C’est assez simple. En chemin, Jésus vit un homme qui était aveugle depuis sa naissance. Ses disciples lui demandèrent « Maître! Pourquoi cet homme est-il né aveugle ? À cause de son propre péché ou à cause du péché de ses parents?
Ah ! Ceci est une version de la célèbre question « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça? »
On le dit, on ne le croit pas toujours. Il en a qui le croient, il en a qui ne le croient pas vraiment. Mais ça revient quand même. On dirait que c’est là, dans notre tête.
Le nombre de fois que j’ai entendu, Ah, avec mon accident de travail, Dieu m’a envoyé un message, il faut que je ralentisse, que j’en fasse moins », ou quelque chose encore plus difficile à entendre, À travers le handicap de mon fils, Dieu m’a envoyé un message », que je trouve comme message, particulièrement personnellement, je trouve ça assez cruel.
Si Dieu veut m’envoyer un message, il n’y a pas besoin de scraper la vie de quelqu’un d’autre, mais bon. Chacun sa théologie. À chacun et chacune de voir les choses comme qu’il peut.
À cette question des disciples, Jésus répond essentiellement « Ça n’a pas rapport. » Non, ce n’est pas ça la vraie question. Donc ce que Jésus fait, c’est qu’il crache par terre, fait de la boue avec la salive et il frotte les yeux de l’aveugle avec cette boue.
Une chance que le pauvre aveugle n’était pas dédaigneux. Certains pourraient dire qu’il ne l’a pas vu venir, mais bon.
Ensuite, il dit à l’aveugle, va te laver, il a de la salive dans la face, et de la boue, à la piscine de Siloé, l’aveugle trouve son chemin et il est guéri.
La belle histoire. Voilà un beau récit de guérison, un beau miracle, tout va bien. Sept versets. Ça ne traîne pas, c’est bon. Mais c’est à partir du verset numéro 8 que les choses se compliquent et deviennent très pénibles de mon point de vue.
Mais avant d’aller plus loin, je suis content de faire cette série de vidéos pendant le temps du carême. C’est encore un test. Si vous les aimez, c’est sûr que je vous invite à liker parce que ça aide aussi pour le référencement.
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Donc, dites-moi ce que vous aimez, si vous avez des suggestions, des commentaires, ne gênez-vous pas. Alors, on retourne au texte.
Une guérison qui amène la controverse
L’homme est guéri. Tout va bien. Non. Tout ne va pas bien. D’abord, ce sont les voisins, ce sont les gens autour de lui, ce sont les passants qu’ils voyaient tous les jours faire la quête.
Ils disent non, non, non, non, ce n’est pas vrai que tu peux être guéri comme ça.
Probablement tu n’étais pas vraiment aveugle. Tu nous faisais croire ça pour ne pas travailler et ramasser de l’argent ou peut-être que c’est pas toi, tu dois avoir un jumeau ou un clone. Bon, il ne parlait pas de clone, mais on voit le type d’argument qu’on entend encore. Et là, c’est qui qui t’a guéri?
C’est Jésus. Il où, ce Jésus? Je pas. Je suis aveugle. Je ne l’ai pas vu.
Ensuite, les pharisiens arrivent. Les pharisiens disent non, non, non, ne pas être guéri. Comment ça? Tu ne peux pas être guéri. On est le sabbat. Et puis, il n’y a aucune guérison qui est permis le jour du sabbat. Ben là, je suis guéri, je vois. Non, non.
On va aller chercher tes parents, puis on va les interroger. C’est tu verrais que si tu votre fils, est-ce qu’il était avec de naissance? Oui, oui, mais comment ça se fait qu’il est guéri? Mais on ne le sait pas. Tu il demande des idées. C’est un grand garçon. Il va vous le dire lui-même.
Ramène l’homme. Comment il t’a guéri? Il réexplique tout ça. Il crache à terre, il fait de la salive, bla bla bla. Non, non, non, non, ça ne pas. Ça ne peut pas être quelqu’un d’envoyé de Dieu. Comment ça? C’est nous, l’establishment. C’est nous, les leaders religieux. Nous, a la formation, on l’autorité. Lui, il ne l’a pas. Ça ne fonctionne pas. Il chasse l’homme.
Une guérison qui ne respecte pas les règles
Je ne suis même pas rendu à la fin de l’extrait. Mais tout ce va-et-vient nous montre que parfois, on met tellement d’importance sur les règlements, sur les protocoles, les procédures, les normes, qu’on perd de vue ce qui vient de se passer.
Dans ce cas-ci, c’est une guérison miraculeuse. En plus, ce n’est pas une mauvaise chose. Ce n’est pas que Jésus n’a pas fait quelque chose de mal. C’est juste qu’il a pris des moyens différents et est arrivé au résultat recherché.
Parce que la vie de l’homme s’est améliorée. Ça, c’est indéniable. Et en plus, ce miracle-là n’enlève absolument rien aux autres. Ce n’est pas comme on prend du pain et on leur donne au deuxième, mais le premier n’a plus de pain. Non, non. Ce n’est pas de même. Il est guéri. Ça va bien.
Mais ce qui semble être le problème, c’est que Jésus n’a pas procédé de la bonne manière. Le protocole n’a pas été respecté. Il n’a pas le laissé passer A38 qui a été rempli correctement et estampillé. Petit linge d’œil, Astérix et les 12 travaux.
Perdre de vue les objectifs importants
Il y a une perte de vue parfois des objectifs qui rend aveugle à la réalité qui est autour de nous. Parce qu’on croit tellement que le protocole qu’on établit, le programme qu’on a créé est tellement bon que ça ne peut pas que ça ne fonctionne pas, puis ça ne pas être à l’extérieur de ça.
Et encore une fois, Jésus, la lumière du monde, n’en a rien à cirer de tous ces règlements, ces hiérarchies, processus de religiosité. Non.
Il voit quelqu’un qui a besoin d’aide et il agit. C’est tout. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Et tant pis pour ceux et celles qui critiquent, qui ne sont pas contents, qui d’ailleurs… je ne pas vous… mais moi d’expérience, ceux qui critiquent souvent, c’est ceux qui ne font rien du tout.
S’ouvrir aux besoins des autres
Et le texte fait la différence, je pense que c’est le point que je vois, le texte fait la différence entre un aveuglement biologique et un aveuglement volontaire. Parce qu’ici, il a cette question de ça, ne rentre pas dans les cases préétablies.
Ça ne correspond pas à la façon de faire. C’est un peu comme un gouvernement qui dit, on a un programme, il est bon, c’est le bon programme.
Puis quelqu’un qui dit, oui, ça ne s’applique pas à mon milieu. Non, c’est un bon programme, c’est le meilleur programme. Puis s’il a quelqu’un qui ne fonctionne pas bien, mais c’est la faute de la personne qui ne fonctionne pas bien dedans. S’il suivait tout, ça fonctionnerait.
Mais des fois, ça ne marche pas de même. Puis oui, ça dérange si on n’est pas capable d’aller un peu plus loin. Parce que c’est toujours plus facile de nier le problème. De dire non, c’est comme ça, c’est comme ça. Puis c’est ça la fin. Tu n’étais pas vraiment aveugle. Ce n’est pas un vrai réfugié politique. Tu n’es pas vraiment dans le trouble.
Voir et agir pour provoquer la guérison
Mais il y a cet appel à suivre Jésus, la lumière du monde. C’est de voir ce qui est vraiment autour de nous, de se faire de l’aveuglement volontaire et dire qu’il faut agir.
Ce peut-être pas de la meilleure façon, ce peut-être pas de la bonne façon sanctionner, mais si on agit, y a de quoi de bon qui va sortir de ça.
Encore une fois, merci d’avoir cliqué. N’oubliez pas, aimez, partagez, abonnez-vous, faites tout ce que vous pouvez pour que cette vidéo soit vue.
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Auteur

Rév. Stéphane Vermette
Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.