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Vignette de la vidéo sur la résurrection dans l'évangile selon Jean.

La résurrection – Jean 20: 1 – 10

2 avril 2026
Stéphane Vermette

Stéphane Vermette

  • évangile
  • Femmes
  • Foi - Pluralité religieuse
  • Jésus
  • Marie
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La résurrection n’est pas la même chose que la resuscitation. Oui, Jésus est revenu à la vie, mais pas pour continuer la même chose comme si rien n’était passé. C’est plutôt le début de quelque chose de différent pour l’ensemble du peuple de Dieu.

Une réflexion profonde sur la résurrection de Jésus-Christ, sa signification pour la foi chrétienne, et comment cette histoire nous invite à laisser aller le passé pour embrasser un avenir transformé.

https://youtu.be/WnS3Rdzhyks

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Transcription:

La résurrection de Jésus

Bonjour, Stéphane Vermette, pasteur de l’Église Unie du Canada, de retour avec ses petits cartons.

Merci d’avoir cliqué sur cette vidéo qui fait partie d’une série pour le Carême et pour Pâques 2026. C’était un projet pilote, j’espère que vous avez apprécié et on veut toujours avoir vos commentaires et on veut que vous aimiez nos shows qu’on fait totalement gratuitement pour vous, pour l’ensemble de la francophonie et qui sait même plus loin.

La résurrection selon l’évangile de Jean

Le récit de la résurrection, c’est quelque chose de central à la foi chrétienne, je pourrais dire. Sans la crucifixion et la résurrection, je pense qu’on peut affirmer sans trop de problèmes qu’on n’aurait pas… en tout cas, je ne sais pas si on n’aurait pas la religion chrétienne, mais ce serait drôlement différent.

Il n’y a pas de surprise de découvrir que ce récit de la résurrection se trouve dans les quatre évangiles dans nos Nouveaux Testaments. Les récits sont un petit peu différents.

Il y en a un qui ajoute ci, l’autre ajoute ça, il n’y a pas ce détail. Mais essentiellement, c’est pas mal la même histoire à quelques détails près.

Donc aujourd’hui, on est avec l’évangile selon Jean, chapitre 20, les versets 1 à 18. Et comment ça commence toute cette histoire-là?

Marie de Magdala se rend au tombeau de Jésus

Chapitre 20, verset 1. Tôt le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit, Marie de Magdala se rendit au tombeau.

Encore une fois, quelques petits détails.

Marie de Magdala, c’est Marie Madeleine, c’est la même personne.

Et Magdala, c’est une ville, pas trop loin de Capharnaüm, c’est autour de la mer de Galilée. Et pourquoi on spécifie? Il y a une couple de Marie dans ces histoires. Il y a Marie, la mère de Jésus. Il y a Marie de Béthanie. Il y a Marie, la sœur de Lazare. C’est un prénom commun.

Comme moi, ma génération, à peu près tout le monde s’appelle Stéphane ou Isabelle.

Donc on a Marie de Magdala et on prend le temps de spécifier parce que l’on comprend que quand c’est le temps de mettre par écrit, c’est quand même quelqu’un d’assez important, fait qu’on veut être sûr qu’on parle de la bonne personne.

Donc on a Marie de Magdala qui a suivi Jésus pendant plein d’années. Elle se rend au tombeau. Pourquoi exactement? Ce n’est pas clair.

Est-ce qu’elle va aller au tombeau pour se recueillir une dernière fois, dire adieu à son maître, à son Jésus? Est-ce qu’elle veut faire des soins funéraires, s’assurer que ça a été bien fait? Ce n’est pas clair non plus.

Dernier détail, il faisait encore nuit.

Vous me voyez venir pour les autres qui ont vu mes autres vidéos.

Si vous ne les avez pas vues, allez voir mes autres vidéos. Dans Jean, c’est symbolique.

Dans l’Évangile selon Jean que Jésus dit, « Je suis la lumière du monde ». Dans le chapitre 3, il rencontre Nicodème, un grand pharisien, la nuit, et Nicodème ne comprend rien.

Dans le chapitre 4, il rencontre la femme samaritaine, à midi, où le soleil est plus éclatant, elle comprend tout, elle va même prêcher la bonne nouvelle.

Il rencontre un aveugle. Il le guérit et l’aveugle ou l’ex-aveugle comprend que Jésus est le Messie, il voit la lumière.

Pourquoi on spécifie ici?

On veut juste être bien clair que lorsque Marie de Magdala s’en va vers le tombeau, n’est pas au courant de ce qui s’est passé. Elle est encore dans la noirceur. Elle n’a pas encore vu la lumière, la bonne nouvelle de la résurrection.

Donc, encore une fois, des petits détails qui ajoutent à l’histoire, qui sont intéressants. Ce n’est pas juste fabuler. C’est appuyé.

Les disciples constatent le tombeau vide après la résurrection

Verset 2-3. Marie de Magdala, elle, vit que la pierre a été ôtée de l’entrée du tombeau. Elle courut alors trouver Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait et leur dit, on a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où ils l’ont mis.

On va arrêter là.

C’est qui ça, l’autre disciple que Jésus ou le Seigneur aimait? Ce n’est pas clair non plus. Je suis désolé. J’aimerais ça vous donner une réponse. Ça, c’est clair. C’était déterminé par tous les théologiens, les biblistes.

Dans l’Évangile, selon Jean, il y a cette personne-là qui s’appelle le disciple que Jésus aimait. Je pense qu’on fait un lien avec Jean parce qu’il n’est pas vraiment nommé, mais ce n’est pas clair, le lien.

Aussi, à cette époque-là, il y a des jeux politiques, il y a des divisions. On ne s’en sort pas, il y a toujours de la politique dans l’Église.

Au moment où l’Évangile selon Jean a été mis par écrit, on est quand même 150 ans après la vie de Jésus. Puis là, il y a une hiérarchie, les disciples. Il y a eu Pierre. Il y a eu Paul, les grands personnages.

Puis eux autres, c’est comme s’ils disaient oui à la version officielle des autres évangiles. Mais nous autres, on a de l’information privilégiée. Nous autres, on sait que Jésus a dit qu’il était la lumière du monde et plein d’autres affaires d’en même.

Comment qu’on le sait et que les autres ne le savent pas? Nous autres, notre source est bien meilleure. Notre source, c’est un disciple que Jésus aimait et qui a eu de l’information privilégiée. Est-ce que c’est ça? Est-ce que ce n’est pas ça? C’est un grand mystère.

Mais on va continuer notre histoire. Marie de Magdala annonce que le tombeau est vide. Il y a un peu de panique. Les deux disciples partent en courant. Le disciple que Jésus aimait arrive en premier avant Pierre, avant le chef des disciples. Mais ce n’est pas grave.

Les deux arrivent, les deux regardent dans le tombeau, ils voient les bandelettes à terre, le linge qu’ils ont servi pour, aussi, sa tête, bon, plié, pis il n’y a rien d’autre. Ils regardent ça, pis ne disent rien, pis ils s’en tournent à la maison.

Et l’histoire a pu finir là. Le tombeau est vide. Jésus a dû être ressuscité. Il a dû revenir à la vie. Ouh! On ne comprend pas. Bof! C’est un mystère. Fin. Ça aurait pu arrêter là l’histoire.

Mais ce qui suit fait que Marine Magdala devient le personnage principal de ce récit-là, parce qu’elle reste près du tombeau, et c’est à travers elle que toute l’histoire de la résurrection et de la compréhension de la résurrection dans l’Évangile selon Jean, c’est par elle que ça passe.

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Et on le sait, les algorithmes fonctionnent comme ça. Ce qui semble populaire, YouTube et Google semblent mettre ça en plus en valeur. On a assez de problèmes avec les algorithmes d’un côté négatif. Si on peut l’utiliser d’un côté un peu plus positif, diffuser quand même la bonne nouvelle, pourquoi ne pas l’utiliser? Pourquoi s’en priver?

Vous pouvez aussi aller sur moncredo.org. Je sais que ce n’est pas facile à trouver, mais si vous allez sur le carrousel, c’est avec les vignettes. Il y a ma grosse face, les bras croisés. C’est ces vidéos-là. Je vous rappelle que c’était un test pour le temps du carême et Pâques 2026, c’est la dernière vidéo de ce projet pilote.

Si vous aimez, donnez-nous des rétroactions, écrivez-nous des messages dans la zone de commentaires en dessous des vidéos ou envoyez des courriels ou peu importe.

Ce serait peut-être le fun de continuer, mais s’il n’y a personne qui aime ça. Mais si vous aimez ça, on va considérer sérieusement de lancer quelque chose peut-être d’un peu plus permanent.

Marie de Magdala au centre de la compréhension de la résurrection

On revient à notre récit biblique. Donc, Marie de Magdala est près du tombeau. Elle pleure, elle est triste, parce que quelqu’un d’important dans sa vie a disparu.

Puis là, je ne me lance pas dans Da Vinci Code, le mariage entre Jésus et Marie de Magdala. Je ne suis pas là-dedans, OK?

C’était quelqu’un d’important pour sa vie. Elle l’a suivi pendant des mois, voire des années. Elle a vraiment cru qu’il y avait quelque chose d’important qui allait se passer, puis patatras, en quelques heures, elle a été arrêtée, jugée, crucifiée, mise au tombeau. C’est une tragédie énorme pour elle.

Et là, le texte nous dit que deux anges apparaissent dans le tombeau et lui demandent «Pourquoi tu pleures?» Elle a dit «Oui, mais là, ils ont pris le corps du Seigneur. Je ne sais pas quoi faire.»

Pendant qu’elle a dit ça, elle se retourne et là, il y avait un homme. Qu’est-ce qu’elle a dit? «Probablement, c’est lui qui l’a pris. Il doit être un jardinier. Il doit être quelqu’un qui travaille ici. Tu l’as mis où le corps?» Je ne dis pas ça dans le texte, mais un peu, pour qui tu travailles? C’est-tu les Romains qui t’ont donné un job? C’est-tu les Juifs qui t’ont donné un job? Où c’est que tu l’as mis? Dis-moi-le, dis-moi-le.

Et l’homme répond dans le texte, Marie.

Et c’est là qu’elle clique. C’est là qu’elle clique. Elle dit Rabouni, qui est une version de rabbin, de maître, de seigneur. Là, elle clique. C’est Jésus. C’est son Jésus. Il est revenu. Wow!

La volonté de recommencer comme avant

Et elle, dans sa tête, on peut facilement l’imaginer, il est revenu, on va continuer, on va reprendre ce qu’on a laissé, notre travail, on va continuer, on va aller de village en village, guérir le monde, prêcher la bonne nouvelle, nourrir, et ça va être merveilleux, ça va être comme avant les événements, comme si rien ne s’était passé, on va y aller, ça va être merveilleux.

On peut trouver que Marie, elle fait un peu de la pensée magique ou peut-être un petit peu trop positive, mais souvent, on agit un peu comme ça, puis on ne s’en rend pas compte, mais on dirait que dans notre cerveau, ça marche comme ça.

On peut avoir une tragédie, une série d’événements difficiles, puis on dit «on tourne la page », on fait comme si ça n’avait pas lieu, ou des fois, on le dit aux autres encore pire. «Reviens-en, ton père est mort, reviens-en, puis retourne au travail, puis ne penses-y plus.» Fait comme si de rien n’était. Tu vois, tu vas oublier.

Mais on ne peut pas oublier le lieu. On ne peut pas retourner dans le passé et l’effacer. On ne peut pas changer le passé.

On sait qu’on ne peut pas s’accrocher à tout prix. On sait que rester dans le passé, c’est peut-être très assurant, puis on a l’impression que c’est peut-être plus sécuritaire. Ça n’enlève rien. Il y a une douleur, il y a un événement, il y a un traumatisme. Dans le cas de Marie de Magdala, la crucifixion a eu lieu. La mort a eu lieu.

Ne pas s’accrocher au passé

Et c’est pour ça que le Christ ressuscité lui dit «ne me retiens pas».

Ici, encore une fois, il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre. Je ne pense pas que Marie Madeleine était accrochée au pied de Jésus. Bon, peut-être, mais je pense que ce n’est pas ça le message du Christ.

C’est de dire «laisse aller». Laisse aller le passé. Ça ne veut pas dire oublier. Mais laissez aller ce qui a été, ce que fut, c’est le temps d’avancer vers autre chose.

Puis on voit ça dans nos paroisses, puis un peu partout dans certaines organisations. On a toujours fait ça de cette manière-là, ça ne changera pas. Peut-être que ça fait 50 ans qu’on fait de la même façon, mais le monde a changé, les choses ont changé, les personnes ont changé. Pourquoi qu’on s’accroche?

C’est un peu l’image qu’on m’a donnée, c’est que, mettons, on prend une grosse poignée de sable et on serre fort, fort, fort, fort, fort, fort, fort. Qu’est-ce qui va se passer? Mais le sable, il va finir par couler de toute manière à travers les craques, à travers nos doigts.

On ne peut pas retenir le passé, on ne peut pas s’accrocher au passé. Il arrive un moment où il faut faire de la place pour du nouveau, faire de la place pour du différent.

La résurrection est une invitation à une autre vie

Et c’est ça la résurrection, ce n’est pas revenir en arrière et faire comme si rien n’a changé. On ne peut pas continuer à faire la même chose.

La résurrection, c’est une invitation à quelque chose de différent, une nouvelle vie, une nouvelle façon de voir les choses, un nouveau monde, une nouvelle façon d’interagir les uns avec les autres, une nouvelle vision du monde.

C’est une affirmation que, dans le cas de Jésus, dans l’histoire, c’est que la mort, la violence, la destruction, la haine, tout ça, ça existe, mais ça n’a pas le dernier mot.

Et c’est pour ça que quand c’est le temps de ramener un projet, les gens disent, ah, il faut ressusciter ça. La ressuscitation, ce n’est pas de la résurrection.

Résurrection, on peut garder le même projet, mais on le transforme d’une nouvelle manière. C’est pour ça que je dis que la résurrection. C’est une invitation à ne pas s’accrocher au passé. Aussi beau qu’il puisse être, aussi difficile qu’il puisse être, c’est juste différent. Ce n’est pas mieux, ce n’est pas pire, c’est juste différent.

Et même si on ne comprend pas le comment du pourquoi, ce n’est pas grave. L’histoire qu’on a ici du premier matin de Pâques, c’est que le tombeau est vide, et c’est juste le début d’un nouveau chapitre pour tous les croyants et les croyantes en Dieu.

Merci beaucoup pour votre intérêt pour cette vidéo. Encore une fois, likez, abonnez-vous. Allez voir, si vous n’avez pas vu les semaines précédentes, allez voir sur YouTube, sur moncredo.org. Laissez-nous savoir si vous voulez d’autres capsules comme ça. C’est la dernière de cette série. Bonne Pâques, portez-vous bien, au revoir.

Mots clés :

résurrection, foi, chrétien, Pâques, transformation, passé, avenir, spiritualité, Jésus, Marie de Magdala, EUC, UCCan,

Messages importants :

Il y a une différence entre résurrection et ressuscitation

L’importance de laisser aller le passé pour avancer

L’invitation à une nouvelle vie après la résurrection

Marie de Magdala a été la première à voir le tombeau vide

Laissez aller le passé, pour faire place au nouveau

Chapitres :

00:00 – La résurrection de Jésus

00:55 – La résurrection selon l’évangile de Jean

01:48 – Marie de Magdala se rend au tombeau de Jésus

04:44 – Les disciples constatent le tombeau vide après la résurrection

08:13 – Aimez et abonnez-vous

09:55 – Marie de Magdala au centre de la compréhension de la résurrection

11:48 – La volonté de recommencer comme avant

13:44 – Ne pas s’accrocher au passé

15:40 – La résurrection est une invitation à une autre vie

Évangile selon Jean, chapitre 20 :

https://www.bible.com/fr/bible/2367/JHN.20.NFC

Auteur

Stéphane Vermette

Rév. Stéphane Vermette

Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.

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