En route vers Noël 2025 (3e semaine de l’Avent)
Stéphane Vermette
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Quel rôle joue Joseph dans l’histoire de la venue de l’Enfant Jésus? Est-il un peu naïf? Fait-il preuve de courage?
Dans cette session en direct sur la chaîne YouTube de Mon Credo, Stéphane explore ces thèmes reliés à l’Avant, Noël et bien plus.
Transcription:
Les médias sociaux de Mon Credo.
Et troisième message.
Bonjour, bonjour, bonjour. Me voici avec trois minutes de retard. J’ai fait un test. Ça a fonctionné. Le lien a disparu. Je m’en excuse. C’est ça, les joies du direct. Je vais attendre quelques minutes avant de me lancer dans mes grandes explications que les gens arrivent. Je vais en profiter.
pour mettre dans la zone de clavardage des informations que vous pourriez trouver intéressantes. Copiez et je vais coller. Alors d’abord le site Internet, mon credo.org, Facebook, Instagram. Ensuite, je vais mettre Comment nous contacter? Alors, comment nous contacter? C’est assez simple. Il suffit de. Mettre. Info arrobas Mon Credo.org. C’est très simple.
Info arrobas Mon Credo.org et La dernière chose, la communauté WhatsApp qu’on a créé. Et voilà le lien. Donc, si vous voulez. être inclus dans la communauté WhatsApp et vous ne voyez pas le lien parce que vous regardez en différé. Je sais qu’il y a plein de gens qui regardent en différé.
Merci beaucoup. Vous m’écrivez à info.montcredo.org. Même chose, si vous voulez être dans l’infolet, dans la liste de distribution une fois par mois, pas plus, une fois par mois, les grands, les fessaillants, les meilleurs podcasts, blogs et vidéos du mois, tout ça. Alors, info, arrobas, moncredo.org. Alors, on va y aller.
Il y a peut-être des gens. Je suis très conscient que je parle à moi-même. Mais encore une fois, je sais qu’il y a des gens qui rattrapent. Je sais qu’il y a des gens qui vont arriver. Il n’y a pas de problème avec ça. Ce n’est pas la première fois que je parlerai tout seul.
C’est une autre histoire. C’est une autre histoire. Joseph, on parle de Joseph aujourd’hui. Alors Joseph, qu’est ce qu’on fait avec ça? Bonne question. C’est quoi son rôle? C’est quoi sa place dans toute cette histoire de Noël, ce pauvre Joseph? D’abord, on revient à ce que j’ai expliqué auparavant. Il y a quatre évangiles, j’espère que vous savez, quatre évangiles dans notre Nouveau Testament.
Et je répète, dans Marc, on commence, Jésus est adulte, se fait baptiser, commence son ministère, bing bang, pas de temps à perdre. On a Jean qui commence avec un poème sur le Logos et tout ça, probablement incantique, là. Et ensuite, c’est Jean-Baptiste qui arrive. On s’en va dans le baptême, dans le désert.
Encore une fois, bing bang, pas de temps à perdre. Précédemment, j’ai dit que quand Jésus a été oublié au temple, c’était dans Jean. Non, c’est pas vrai. J’ai fait une erreur. C’est ça aussi les joies du direct. On ne peut pas se rattraper. On ne peut pas faire de montage.
On ne peut pas changer les choses. Cette histoire-là est dans Luc. Luc, là, vraiment, on a la grosse histoire, comment bonjour la personne qui vient de se joindre à nous. On peut faire un petit coucou, s’identifier, c’est toujours plaisant. Je disais, dans Luc, qu’on a la totale de l’histoire de la naissance, l’annonce faite à Marie, Marie qui rencontre Élisabeth, la naissance, les bergers.
Ce qu’on lit la veille de Noël, c’est la version de Luc. Donc, le recensement, « name it », c’est là, et la jeunesse de Jésus qui se fait oublier au temple. Aujourd’hui, on est dans Mathieu et Mathieu, c’est vraiment l’histoire de Joseph, la façon que je dis ça et je vais vous la lire.
Je vais changer de lunettes parce que j’ai des lunettes pour travailler à l’ordinateur et j’ai des lunettes pour lire dans les livres. C’est ça, avoir 55 ans aussi. Alors, On est dans Matthieu, chapitre 1, verset 18. On commence à 18. Voici comment Jésus-Christ est né. J’ai lu ça dans ma vieille Bible français courant, toute déconcrifée.
Elle a servi au cours des années. Alors voici comment Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph, mais avant qu’ils aient vécu ensemble, elle se trouva enceinte par la puissance du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, était un homme pieux et ne voulait pas la dénoncer publiquement. Il décida de rompre secrètement ses fiançailles.
Comme il y pensait un ange du Seigneur apparu dans un rêve, il lui dit, Joseph, descendant de David, ne craint pas de prendre Marie comme épouse, car c’est par la puissance du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra en monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés.
Tout cela arrivera afin que se réalise ce que le Seigneur avait dit par le prophète, et je cite, La Vierge sera enceinte et mettra au monde un fils qu’on appellera Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. Quand Joseph se réveilla, il agit comme l’ange du Seigneur lui avait ordonné, il prit Marie comme épouse, mais il n’eut pas de relation avec elle jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde son fils que Joseph appela Jésus.
Et c’est la fin du verset 25. Je lis ça parce que, on va être honnête, c’est le grand moment de Joseph dans toutes les Évangiles. Cet verset, c’est peut-être le bout le plus long qui est consacré à lui. Et c’est ça qui paraît un peu bizarre parce qu’on a cette image de la Sainte Famille.
Joseph, Marie, Jésus, c’est dans l’iconographie, c’est les statues, c’est les représentations, c’est les bibles pour les enfants. Mais c’est cet verset là, c’est le grand moment de Joseph et son grand moment est un peu bizarre. Alors. Qu’est ce qu’on fait avec tout ça? C’est toujours un passage un peu bizarre, un peu plus ou moins, on ne sait pas trop toujours quoi faire avec ça.
Et moi, Pendant longtemps, c’était bon, bof. Et je vais vous le dire, on va être honnête, là-dedans, Jésus, excusez, je vais peut-être confondre parce qu’il y a le J et le J. Ah, salut Alain. Il y a le J et le J. Joseph, Jésus. Donc, je parle de Joseph.
Joseph paraît un peu un gros épais, si vous me passez le commentaire. Sa fiancée arrive, je suis enceinte, c’est par l’opération du Saint-Esprit, puis c’est tout correct, mon homme. Ben oui, ben oui, un poisson au moins, une poignée dans le dos. Tu sais, gros épais qui se fait passer n’importe quoi.
C’est sûr que je l’ai expliqué souvent, je l’ai présenté souvent. Si vous avez l’impression que je radote, je m’excuse. C’est ça, parfois, des pasteurs, on a une bonne histoire, on a une bonne explication, puis on tasse ça jusqu’à temps qu’il n’y ait plus de jus, jusqu’à temps qu’il n’y ait plus de jus de citron dans le citron.
Mais bon, je vais vous le raconter encore une fois pour ceux et celles qui sont habitués de m’entendre. Il a 15 ans, vraiment quasiment jour pour jour. À cette époque-là, c’était avant la grande réforme des structures de l’Église unie. On n’avait pas des régions, on avait ce qu’on appelle des consistoires.
J’appartenais à ce qu’ils appelaient aux consistoires d’Ottawa. Imaginez la ville d’Ottawa, tracez un gros cercle autour, puis c’est toutes les paroisses dans ce cercle-là et dans la structure. Pour les catholiques romains, pensez à un évêché. Grosso modo, ça vaut ce que ça vaut comme comparaison, mais ça donne une idée.
Bref,
je n’y allais pas à ces réunions-là parce que c’était long, c’était pénible, c’était du niaisage de mon point de vue naturellement. Je me suis dit au lieu de m’imposer des choses pénibles, je n’y vais pas et je suis correct.
Il y a un pasteur, un de mes collègues, qui m’appelle. Il dit « Ben là, c’est à la rencontre de fin d’année, puis j’aimerais ça d’avoir des gens qui m’aident à faire une réflexion théologique. » Ça, je peux aider. Puis là, on a plusieurs textes, on a plusieurs thèmes, puis là, ça serait sur le thème justement de ce passage-là, de Matthieu, puis de Joseph.
Puis là, il est confronté à un dilemme, il est confronté à un choix, puis il m’explique tout ça. Puis moi, comme j’écoutais ça, Pas que j’étais en état de choc, mais pas loin. Puis j’ai dit, sais-tu ce que je vis présentement? Non, là. Bon, je ne sais pas s’il a dit ça pour être poli, puis il savait ou ne savait pas.
Ça, je ne serais jamais le fin fond de l’histoire. Mais tout ça pour dire qu’on est en processus d’adoption depuis cinq ans. Quelques mois auparavant, on avait eu notre match, on avait eu une photo. Puis moi, quand j’ai eu la photo, le lien s’est fait instantanément. Il y avait l’attachement instantanément.
C’était fait. Mais il y a eu des complications administratives, il y eu a des complications au niveau médical. Il a fallu demander des contre-expertises médicales parce que c’était compliqué. Et au début, ça c’est une petite anecdote, peut-être que vous allez trouver ça drôle. Fin octobre, début novembre, on dit ok, c’est beau, vous pouvez y aller, ça va être à la fin décembre.
Moi, je dis à l’agence, pouvez-vous être un peu plus précis parce que moi, fin décembre, ce n’est pas évident. Elle me dit, ah, n’aie pas peur. D’habitude, les entreprises, il n’y a pas de problème avec ça. Ils donnent des congés. Je dis oui, mais moi, je suis pasteur. La fin décembre, ça peut être problématique.
Bref, ça n’a pas été fin décembre, tout était sur pause d’un coup. Et j’ai expliqué que c’est ça, que j’étais dans tout ce processus-là. Et la réflexion théologique que j’ai offerte, puis j’espère que je ne serai pas émotif parce que je suis souvent émotif quand j’en parle, même si ça fait 15 ans, c’est que la façon que j’ai expliqué ce texte-là, c’est qu’à ce moment-là, En décembre, il y a 15 ans, j’étais déjà un père.
C’était clair dans ma tête. Mon fils n’habitait pas avec moi. Il y avait des milliers de kilomètres qui nous séparaient, mais j’étais déjà un père. Il n’était pas de ma chair, il n’était pas de mon sang, il n’était pas de mon ADN, mais c’était mon fils. Ce n’était pas mon fils de remplacement, ce n’était pas mon fils, mettons que ce n’était même pas mon fils adoptif.
C’était mon fils point à la ligne. C’était ça et je terminais en disant que j’étais un père et que j’attendais que mon fils vienne à la maison. Et j’étais dans cet état-là. Et c’est ça un peu la dimension que ce récit-là de Mathieu a pris pour moi depuis ce temps-là.
Je prends une pause pour vous dire que n’hésitez pas à envoyer des commentaires. Si vous êtes en rattrapage, c’est simple. Info à commercial moncredo.org. Si vous avez des commentaires, si vous avez des questions, si vous êtes quoi que vous n’êtes pas d’accord avec tout ce que je dis, si vous voulez participer à la communauté WhatsApp, si vous voulez être dans la liste de distribution dans l’infolet, vous m’écrivez.
Tout va bien.
Joseph face un dilemme. Sa fiancée est enceinte. Visiblement, il est pas mal sûr que ce n’est pas lui. Quoique, bon, des fois, on a l’impression que certaines personnes veulent nous faire croire que des relations sexuelles extramaritales ou avant le mariage ont été inventées en 1960. Depuis, le monde est monde.
On ne sera pas naïf.
Mais il est sûr que ce n’est pas lui. Il se dit peut-être que c’est à l’autre gars de prendre ses responsabilités. Il y a une partie aussi qu’on oublie souvent, c’est que ce n’était pas un monde idyllique, ce n’était pas un monde rêvé, ce n’était pas un monde merveilleux à cette époque-là.
C’était un monde foncièrement patriarcal. C’était un monde où les femmes n’avaient pas vraiment de droits. Il faut se souvenir qu’à ce coin de monde là, à cette époque là, les habitants vivaient sous occupation romaine et l’Empire romain n’était pas sélème pour comment dire, sa charte des droits et libertés de la personne.
Ce n’est pas un gant de vélo, une main de fer dans un gant de vélo, c’est une main de fer dans un gant d’acier. Ok, niaisez pas. Il y avait du trouble, tout le monde tu trouves, puis tu vas trouver les coupables, tu vas les tuer, entre autres. Donc, on peut facilement imaginer qu’une jeune femme peut être victime de sévices sexuels, d’agressions sexuelles.
Il y a tout ça, là, peut-être, qui joue dans la tête de Joseph dans cette histoire-là. Fait qu’il dit, pas moi le père, mais bon, c’est pas une mauvaise femme, je sais pas, peut-être, elle sait pas, fait qu’on va garder ça low profile. Puis il faut comprendre aussi qu’un mariage à cette époque-là, c’est pas vraiment des mariages d’amour.
C’est des alliances, c’est des familles, c’est des stratégies de survie. Fait que on va divorcer. OK, c’est peut-être compliqué, mais on va garder ça au profil et on va espérer que ça fasse pas trop de bruit et tout ça.
Et c’est ça le dilemme, parce que. On essaie d’imaginer, c’est pas dit, mais on essaie d’imaginer le pauvre Joseph, c’est un homme pieux, On comprend qu’il doit faire toutes les bonnes choses, il doit aller au temple, il doit faire ses dévotions, il doit suivre les règlements. Je dirais un peu monsieur, madame, tout le monde.
Le gars correct, sans plus, sans moins. Puis là, il est fiancé. Ça a bien allé ces affaires, puis il se dit bon, on va se construire une vie, on va se construire une famille, puis on va essayer de tirer son épingle du jeu. Puis il y avait un plan de match.
Puis là, tout s’écroule, tout s’écroule. Ça marche plus le plan de match. Bon, on a essayé de trouver une solution.
Et c’est ça que je trouve qui nous rejoint souvent. On ne peut pas dire que tout le monde vit cette histoire-là de choisir un enfant, c’est le tien, c’est pas le tien. Mais tout le monde, je pense, à un moment ou à un autre de sa vie, il y a eu un plan de match.
Il y a eu un, comment dire, un rêve. Il y a eu un projet. Et ça va bien, c’est clair, c’est bien défini. Je vais faire ça, je vais faire ça, l’autre va faire ça. Wow, ça va être beau. Yes! Enfin, c’est ma chance! Patatras! Patatras! Pis là, t’as le dilemme.
Qu’est-ce que je fais? Et surtout, c’est compliqué quand une autre personne est impliquée là-dedans. Parce qu’à la limite, bon, je rêve à telle chose, j’ai fait tel projet pour moi, ça marche pas. Bon, c’est plate, mais bon, on se trousse les manches, on se frotte les mains, on repart.
Mais là, ça implique quelqu’un d’autre. Wow! Qu’est-ce qu’on fait? On reste dans le projet, on sort du projet.
Comment l’autre perçoit ça? Quel impact ça a sur l’autre? On ne sait pas. Donc, c’est un dilemme qu’on peut facilement se reconnaître dans Joseph. Et qu’est-ce qu’il fait, Joseph? Ben, il fait quelque chose. Peut-être qu’on devrait faire un peu plus. Il décide de dormir là-dessus. Parce que des fois, on est pronts à réagir.
Faut réagir tout de suite. Surtout aujourd’hui, l’ère des médias sociaux. Il faut réagir tout de suite. Il faut avoir une opinion tout de suite. Au lieu de dire, moins. Peut-être que 12 heures de réflexion ou 24 heures de réflexion, ça ne tuera personne. Peut-être que réagir à chaud, ce n’est peut-être pas la meilleure chose.
En tout cas, moi, quand je réagis à chaud, je peux vous garantir que ce n’est pas la meilleure chose. Je peux vous garantir que quand j’envoie un e-mail tout de suite, c’est rarement la meilleure chose. Fait qu’il pense à ça, laisse ça tranquille. Là, il y a un ange qui vient dans ses rêves.
On peut y croire, on ne peut pas y croire. Est-ce que c’est l’inspiration divine? Chacun est libre de voir ce qu’il ou elle ou elle veut voir. Ça, ça vous appartient.
Mais il y a une réalisation de dire, et si je prenais cet enfant-là? Parce que cet enfant-là, même si on exclut que c’est Jésus, mettons, cet enfant-là n’a rien demandé. Il n’a pas demandé les conditions de venir au monde dans toutes les complexités, les choix de l’un, les choix de l’autre, les conséquences de l’un, les conséquences de l’autre.
Il n’a rien demandé cet enfant-là. Il est juste là.
Joseph décide de choisir et son choix n’est pas le plus simple. Parce que le choix le plus simple, ce serait de divorcer Marie. Puis encore une fois, dans les, comment dire, les églises chrétiennes, les religions chrétiennes, le divorce est très stigmatisé, mais religion juive, non. À cette époque, encore une fois, c’est plate de ramener ça, mais c’est quasiment, c’est comme un contrat, c’est quasiment de la business, dans le sens que bon, on rompt le contrat et on passe à autre chose.
C’était ça le choix le plus facile. Et Joseph faire ça, il n’aurait pas été critiqué, il n’aurait pas été, je veux dire, il n’aurait pas été schémé, il n’aurait pas, tu sais, comme les gens n’auraient pas dû, il n’aurait pas dit t’as honte, tu sais, non, tu sais, t’as fait la bonne chose, t’as ça la chose à faire, mon cher Joseph, c’est bon pour toi, continue mon homme, puis tout va bien.
Non, il a pris le choix le plus difficile. Et c’est ça qui est
C’est ça que je pense qu’on n’appuie pas assez. Quand je revenais au début, je disais que Joseph avait l’air du gros niaiseux qui se fait passer un sapin. Non, il prend le choix le plus difficile. À quelque part, il fait preuve de courage. Je reviens toujours à ça. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les gens savent compter jusqu’à neuf comme dans genre neuf mois.
Il y a Marie, il marie Marie. Et les gens, ils m’ont dit, ben là, non, ça marche pas, ça fait pas neuf mois, là. Ils sont pas niaiseux, là. Ils vont comprendre qu’il y a de quoi de louche. Puis ils vont comprendre que, ben là, tu sais, Joseph, tu t’échattes pas sur un sapin, regarde le cocu.
C’est comme tout ça, là, encore une fois, ça a pas été inventé la semaine passée. C’est quand même le choix que Joseph fait. parce que pour lui, c’est le bon choix. Je pense que ça nous confronte dans tous nos choix, dans toutes nos histoires, dans tous nos dilemmes, nos parcours de vie.
Quand on est confronté, justement, à ces histoires, quand on est confronté à, je ne sais pas, des fois, on a l’impression qu’il y a juste des mauvaises possibilités devant nous. C’est A, B, C ou D. Il n’y en a aucun qui a de l’air le fun. Mais qu’est ce qu’on fait?
On va au plus facile, on va au plus populaire. Ou on va à ses valeurs. Ou on va avec l’audace, l’espoir. Et c’est ça Joseph, il a choisi l’audace, il a choisi l’espoir. Il a dit ok, c’était pas ça le plan, mais je fais confiance. Je fais confiance en ce Dieu qui est là pour le peuple de Dieu.
Je fais confiance à cet ange, ce messager, cette inspiration divine qui me dit c’est ça, ça fait partie du plan. Puis t’as un rôle à jouer là-dedans, Joseph? Es-tu prêt à jouer ton rôle? Et c’est ça, peut-être pour nous. On n’a peut-être pas un rôle immense dans le plan divin de Dieu.
Dieu merci. Mais je pense qu’on a tous et toutes un rôle à jouer. Et je crois qu’on a le choix de le faire. Parce que, encore une fois, Joseph avait, je pense, encore le choix. Dieu n’a pas dit « Hey, le petit Kyle, Joseph, femme-là, puis joue ton rôle, puis écœure-moi pas.
» Non. « N’aie pas peur de prendre Marie parce que je vais t’expliquer pourquoi, puis je vais t’expliquer pourquoi c’est important que tu joues ton rôle. » Peut-être que nous, on est à réfléchir. C’est bon. Moi, dans ma petite personne, dans la petite portion du monde que j’occupe. Je ne suis pas premier ministre, je ne suis pas roi, je ne suis pas multimilliardaire, je n’ai pas ces pouvoirs-là.
Il y a des petites choses que je contrôle au travail, dans ma famille, dans mon cercle d’amis, dans une association. Est-ce que je suis prêt à jouer mon rôle dans le grand plan de Dieu? où je me défile, j’y vais au plus facile, j’y vais selon les conventions qui ne sont peut-être pas justement la bonne direction ou en tout cas la direction que Dieu nous invite à suivre.
C’est tout ça l’histoire de Joseph et c’est fabuleux parce que c’est juste sept versets et ça nous rappelle encore une fois comment ces textes-là sont riches de possibilités d’interprétation sont riches de sagesse. On n’a pas besoin de lire littéralement la Bible pour pouvoir avoir un sens. Et ça nous parle encore aujourd’hui.
Un vieux texte de 2000 ans nous parle encore aujourd’hui. La demi-heure est presque terminée. Je vous rappelle, info à rebasse, info à rebasse, moncredo.org. Si vous avez des questions, des commentaires, si vous trouvez que je dis vague, que je dis n’importe quoi. De plus, c’est un test les quatre dimanches, quatre dimanches de l’Avent.
Les quatre lundis, ça c’est les déformations du pasteur. Les quatre lundis de l’Avent, c’est un test pour voir s’il y a des gens intéressés. C’est comme moi, parler n’est pas très compliqué, mais si pour encore une fois parler tout seul, je peux parler tout seul, pas besoin de parler devant une caméra.
Donc, donnez-moi des feedbacks, dites-moi s’il y a quelque chose qui vous intéresse, si c’est quelque chose que vous aimeriez qu’il se continue d’une façon ou d’une autre. Tout est encore ouvert. Portez-vous bien. Faites attention à vous. On se reparle lundi prochain, le 22 décembre, le quatrième semaine de l’Avent.
Portez-vous bien.

Auteur

Rév. Stéphane Vermette
Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.