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En route vers Noël 2025 (1ère semaine de l’Avent)

3 Décembre 2025
Stéphane Vermette

Stéphane Vermette

  • Avent
  • Église Unie
  • Noël
  • Pasteur-Prêtre
  • Religion(s)

Qu’est-ce que l’Avent? Quelle est la différence entre l’Avent et l’avant? Comment doit-on s’y préparer?

Dans cette session en direct sur la chaîne YouTube de Mon Credo, Stéphane explore ces thèmes reliés à Noël et bien plus.

Transcription:

Bon, est-ce que ça fonctionne? Je crois que là, ça fonctionne. Oui. Je m’excuse à toutes les personnes, il y a eu un faux départ. C’est comme je disais en introduction la première fois, c’est ça la vraie vie. Bon, oui, merci. C’est ça la vraie vie, des imperfections. C’est ça que je vais vous offrir pour cette diffusion en direct en route vers Noël 2025.

Merci beaucoup d’être là. Merci beaucoup de vous être Vous êtes accrochés malgré mes petits enjeux au niveau de la technologie. Là, je vois le curseur. Ça a l’air de bien fonctionner. Yeah! Alors, merci d’être là. Il y a des gens dont la première langue est l’anglais.

Vous pouvez écrire en français ou en anglais dans le chat. et nous allons essayer de le faire le plus interactif possible. Je vais prendre la portion où il y a du son. Je vais mettre ça sur mon credo.org, mais on va juste voir ma grosse face. On ne verra pas qui clavarde.

Donc, vous pouvez le faire en toute sécurité. Merci, merci, merci de votre patience. C’est ça la vraie vie, des erreurs, des essais. On essaye de pas trop se prendre au sérieux. J’avais bien aimé une traduction de la Bible qui disait ne vous prenez pas au sérieux, mais prenez Dieu au sérieux.

Je pense que je fais ça parce que moi, prendre au sérieux, c’est moins ça. Alors, c’est quoi l’avant? C’est quelque chose qu’on se pose beaucoup. Peut-être pas la question, justement. On sait c’est quoi, mais c’est quoi exactement? C’est un peu bizarre. Puis on sait un peu c’est quoi parce que c’est avant Noël, mais vous avez peut-être remarqué, c’est pas A-V-A-N-T comme avant dîner, avant le souper.

C’est A-V-E-N-T. Donc, c’est pas la période nécessairement qui précède. Oui, c’est la période qui précède Noël, mais c’est pas tout à fait ça. Puis c’est pas un calendrier de l’avant aussi parce que Ça commence le 1er décembre, les calendriers de l’Avent, puis l’Avent commence rarement le 1er décembre. Ça commence, il y a quatre dimanches comme cette année, ça a commencé le 30 novembre.

Mais bon, ça, c’est mes petits problèmes personnels, mes petites obsessions personnelles. C’est quoi l’Avent? Mec, je me suis préparé des notes en passant, puis j’ai des notes probablement pour les deux prochaines heures, puis je vous ferai pas ça, là. Tu sais, quand même, là. L’avance, elle vient de Adventus, c’est du latin.

Donc, ma prononciation du latin, excusez-moi, là. C’est l’idée d’un concept de l’arrivée. Pour aller en grec, on parle de la parousie. Ça, probablement, si vous n’avez pas fait d’études en théologie, ça ne doit pas vous dire grand-chose. C’est l’idée de la venue du Christ dans sa gloire, le retour du Christ dans sa gloire.

Puis peut-être que vous vous dites, bien là, c’est donc bien bizarre parce qu’on célèbre la naissance du Christ. la venue, la naissance de Jésus, la venue du Christ dans ce monde qui, bon, si on se fie aux évangiles, était tout sauf dans la gloire. Puis là, on a ce moment-là, comment ça connaît?

Et oui, justement, comment ça connecte. Par exemple, l’évangile au lectionnaire d’hier, le premier dimanche de l’Avent, c‘était Matthieu 24. Toute cette idée que le salut s’en vient, se préparer pour le salut, deux vont aller au champ, un va revenir. Préparez-vous pour le fils de l’homme et tout ça.

C’est quoi le lien avec Noël? Et vous n’êtes pas les seuls. Il y a plusieurs gens qui se posent la question et je dois avouer que mon moyen là-dessus, sur le retour du Christ dans la gloire, tout ça, oui, bon, c’est le fun, mais j’avais lu un commentaire qui disait L’histoire de Noël est vraiment bonne, est vraiment forte, est vraiment centrale.

Cassez-vous pas la tête. C’est assez porteur comme message que ça va bien aller. Fait que mettez pas des couches à n’en plus finir.

Allez-y avec l’histoire, allez-y avec le message. Tout ce côté-là de gloire, ce n’est pas nécessairement mon truc, moi personnellement. S’il vaut, tant mieux. Je veux dire, il n’y a pas de problème avec ça. Mais moi, perso, ce n’est pas ça. Et une chose intéressante que j’ai appris en faisant mes recherches, c’est qu’en anglais, parce que je travaille quasiment un petit peu plus en anglais qu’en français.

Je vois les deux. C’est A-D-V-E-N-T, Advent. En français, on Advent. Et ça a l’air que jusqu’au 14e siècle, en français, on avait le D. Et les anglophones ont conservé le D. Et nous, les français francophones, parce que les langues évoluent, puis bon, le D est disparu. Donc, on pourrait dire, en étirant un petit peu la sauce, que la langue anglaise, les anglophones, l’anglais est plus proche de l’origine.

Si, je pourrais dire.

Si, c’est pas nécessairement une question pour nous de préparer le retour, qu’est-ce que ça peut être l’Avent? C’est sûr que c’est une période de préparation et je pense que ça a quelque chose d’encore très pertinent aujourd’hui parce que c’est un temps de l’année où on commence à être tiraillé à gauche et à droite.

Puis je ne parle pas juste parce que c’est l’hiver, il faut mettre les pneus d’hiver, puis tout ça. Mais bon, il y a l’année à finir souvent, peut-être fiscal ou des projets à finir avant le 31 décembre. Puis là, on commence peut-être à avoir du stress. Puis là, il y a les cadeaux, puis il y a les parties de bureau, puis il y a ci, puis il y a ça.

Oui, oui, Noël s’en vient là, c’est le 24, c’est le 25, oui, oui, oui.

de se donner un temps de se préparer à ça. Et pas juste 15 minutes avant, mais d’avoir un moment où est-ce qu’on peut se dire OK, ça s’en vient, ça veut dire quoi pour moi? Ça veut dire qu’est-ce que ça peut être? Qu’est-ce que ça peut ne pas être?

Il y a quelque chose qui est intéressant, puis quelque chose qui nous est offert. Encore une fois, c’est offert, ça ne veut pas dire qu’on doit le faire, mais ça nous est offert. Donc, qu’est-ce que ça veut dire? Oui, au niveau historique, Jésus est né il y a 2000 ans.

Bon, ça, c’est fait. Mais ça veut dire quoi et qu’est-ce que ça implique, cette incarnation?

On parle beaucoup, on sait que les gens ont différentes théologies, différents points de vue, mais dans le christianisme, on parle beaucoup du fils de Dieu qui s’est fait homme. On a ça dans certains quantiques. qu’il y a un côté, il y a un aspect divin qui s’est incarné dans une vie humaine.

Et c’est un peu ça aussi qu’on se souvient à Noël. Oui, il y a eu une naissance historique, mais il y a eu comme un moment cette jonction où le divin et l’humain se sont rejoints. Puis qu’est-ce que ça veut dire ça pour nous? Est-ce que c’est quelque chose qui s’est passé une fois dans l’histoire de l’humanité, il y a deux mille ans, puis tof là, comptes à pas là, puis too bad, ou C’est quelque chose qu’on peut peut-être ressentir, quelque chose qu’on peut aspirer, quelque chose qu’on peut rechercher.

Donc, d’avoir ce temps de réflexion. Si le divin et l’humain se rejoignaient, qu’est-ce que ça pourrait représenter pour nous? Sous quelle forme on pourrait vivre ça aujourd’hui? C’est une source de réflexion, c’est un temps pour justement peut-être se poser des questions. Et se poser plus de questions que d’avoir de réponses, c’est toujours bon.

Parce qu’il y en a qui disent que non, il faut avoir une foi forte, il ne faut pas se poser de questions. Moi, je dis souvent les questions, c’est le début de la sagesse. Parce que souvent, les grandes inventions de notre monde ont souvent débuté par « je me demande si on ferait ça comme ça, qu’est-ce qui pourrait se passer?

Ce serait quoi le positif ou le négatif si ça aura lieu? » Donc, de se poser la question « est-ce qu’il y a le divin autour de moi? Est-ce que je suis capable de le voir? Est-ce que je suis capable de le ressentir? Si oui, pourquoi? Sinon, pourquoi? Ça peut être une façon aussi de vivre son avant.

C’est un temps de préparation. Puis, il y a un débat, je pourrais dire, aux différentes points de vue sur qu’est-ce que ça veut dire se préparer justement pour cette célébration de Noël. Il y en a qui disent ah, c’est pas Noël, c’est un temps de célébration. Donc, bon, il y en a qui vont ça vraiment.

Intense avec des jeûnes, avec un temps de pénitence vraiment solide. Encore une fois, je ne juge pas. Il y en a d’autres qui vont dire, ah non, ce n’est pas Noël, c’est un temps de préparation. Par exemple, on ne chantera pas des cantiques de Noël à l’église pendant le temps de l’Avent.

Il n’en est pas question. C’est un temps d’attente. Il faut attendre. puis ils vont dire on est dans une société de consommation, puis c’est toujours avoir ce qu’on veut. Puis là, c’est d’être à contre-courant puis d’attendre.

Moi, je ne suis pas là personnellement. Moi, je suis plus… On peut se préparer. sans nécessairement s’oustraire. On peut se préparer sans nécessairement être, je suis quasiment à le dire, misérable. C’est un jugement de valeur, je le sais, et j’y vais fort. Mais on peut se préparer d’une manière peut-être un peu plus positive.

Si les gens ont le goût de chanter des cantiques de Noël,

J’étais pour dire au 1er décembre, si vous voulez les chanter le 8 juillet, grand bien vous fasse. Parce que bon, on les entend partout où on va. Peut-être justement, il y a des gens qui ne veulent pas les chanter à l’église parce qu’ils sont tannés des ententes des magasins, comme c’est juste trop.

Oui, mais peut-être chanter un ou deux cantiques sans virer sur le top, mais un ou deux cantiques Ça nous met dans l’esprit, ça nous met dans l’ambiance. Il y a toutes ces grandes questions-là. Est-ce qu’on décore nos églises? Est-ce qu’on met un sapin de Noël? Bon, c’est des symboles païens.

Oui, un sapin de Noël, ça a ses origines en dehors du christianisme. Oui, historiquement. Est-ce que ça détourne ou ça nous conduit dans notre préparation? Et ça, c’est à chacun de le faire. C’est sûr que lorsqu’on a une église, il faut faire des compromis. On est un groupe. Individuellement, on peut tous faire ce qu’on veut dans notre salon, dans notre sous-sol.

Moi, je suis dans mon sous-sol, je m’organise comme je veux. Là, on est dans une église, il faut trouver quelque chose d’un peu plus mitoyen, mais quand même. Je pense pas que ça détourne du message d’avoir un sapin. Je pense pas que ça détourne du message d’avoir des cadeaux en dessous d’un sapin.

C’est le message qui compte, c’est pas les symboles. Oui, il y a un lien là, je comprends, mais c’est pas ça. C’est pas ça qui est au centre. C’est de se rappeler. On s’en va vers un temps important de l’année.

On se rappelle qu’il y a eu cette personne-là qui s’appelle Jésus, qui est né, qui a enseigné, qui est mort pour des chrétiens qui, ces chrétiens-là, croient qu’il est revenu à la vie. C’est notre histoire. C’est notre histoire et c’est important. Ce n’est pas l’histoire de tout le monde.

Encore une fois, on est dans une société plurielle. Je ne veux pas nécessairement imposer. ma foi aux autres, comme je ne veux pas que les autres imposent leur foi ou leur pratique ou leur philosophie. Non, non. Mais pour nous, chrétiens, c’est quand même assez central. Et peu importe la date où Jésus est né, on ne sait pas.

Il y a l’archevêque de Canterbury, l’ancien archevêque de Canterbury avait cette expression en anglais. Je n’ai pas trouvé la bonne façon de traduire ça en français, mais Jésus disait « It’s a nobody from nowhere ». C’est quelqu’un de complètement inconnu de nulle part. Si on regarde dans le grand récit historique de l’humanité, C’est pas un roi, c’est pas un puissant.

C’est sûr que les historiens n’ont pas enregistré sa date de naissance. C’est une évidence même parce qu’il y en a eu des millions avant lui, puis il y a eu des milliards après lui. C’est peut-être ça qui est important et qui est intéressant de se souvenir.

C’est juste quelqu’un qui est né et pourtant l’impact que cette personne-là a eu dans l’histoire de l’humanité, l’impact que cette personne-là a eu dans nos parcours individuels, c’est significatif. Et se souvenir qu’un simple bébé, fin fond de l’Empire romain, dans la pauvreté qui était la norme pour tout le monde à cette époque-là,

a changé le monde à ce point-là? C’est des questions, c’est des pistes de réflexion qui sont intéressantes à explorer. Ça ne veut pas dire qu’il faut s’arracher les cheveux et essayer de trouver le sens de la vie et tout ça, mais dire, ouais, si cette personne-là, Jésus de Nazareth, a réussi à avoir un tel impact, quel impact, moi, je pourrais avoir?

autour de moi, à mon échelle, pas de révolution totale, mais à mon échelle, durant les prochaines semaines, lorsque je me prépare à célébrer ce moment-là de l’année, que ce soit en groupe, que ce soit personnel, on en reparlera d’une autre diffusion, Quel impact que je peux avoir autour de moi durant ce temps de préparation?

Peut-être me préparer pour Noël durant ce temps de l’Avent. Ça peut être quelque chose que je peux faire. Encore une fois, ça n’a pas besoin d’être spectaculaire. Je n’ai pas besoin de révolutionner la foi mondiale. Peut-être que je pourrais faire quelque chose. Mon voisin, c’était une personne âgée, puis il a neigé.

Peut-être que je pourrais juste prendre ma pelle, puis déblayer un peu son auto, puis déblayer son entrée de cours. Juste ça. Quelque chose que je ne suis pas obligé de faire, mais qui pourrait avoir un impact sur la vie d’un homme. Peut-être que moi, j’aime faire des biscuits. Puis, plus drôle, je vais en faire une douzaine de plus, puis je vais donner ça à quelqu’un, puis cette personne-là, ça va lui faire plaisir.

Juste ça, mais ça a un impact. Peut-être que je vais, tiens, je vais prendre le téléphone, puis je vais appeler quelqu’un qui me semble que ça fait longtemps que je n’y ai pas parlé. Je sais que peut-être cette personne-là, c’est pas terrible dans sa vie. Ce n’est pas la crise nationale, mais c’est moyen.

Il y a plein de possibilités autour de nous, il y a plein de possibilités de choses qu’on peut faire qui vont nous aider justement dans cette progression, dans ce cheminement vers Noël. qui va nous dire, ok, Jésus a réussi plein de choses, puis si je suis un disciple de Jésus, si je suis à la suite de Jésus, si je suis un chrétien, peu importe comment qu’on appelle ça, comment qu’on va faire ça?

Je prends une petite pause, je vois qu’il est déjà midi et demi, mais quand même,

Je vais mettre ça dans la zone de commentaire puis je vais la remettre aussi toutes les semaines.

Attendez un peu.

Il y a. C’est trop long. Attends un peu, je vais le faire sur deux.

Je vais le faire sur deux. Deux entrées spécifiques.

Trois entrées spécifiques.

Ça, ça doit être excitant à regarder quelqu’un qui tape.

Je vous rappelle que je fais ça tous les lundis de l’avent et Mes micros devraient fonctionner. Il ne devrait pas y avoir de bug technique pour commencer. Et je vous rappelle aussi que Ça va être remis sur le site moncredo.org. Comme ça, si vous manquez, vous pouvez rattraper. Ce n’est pas instantané, mais je vous rappelle aussi que Moncredo a un Instagram, un Facebook, une infolet.

Tout ça, vous pouvez participer. Et je vous dis pour les personnes qui sont sur WhatsApp, Je sais qu’en Amérique du Nord, WhatsApp, ce n’est pas une grosse affaire, mais c’est quand même l’outil de communication le plus utilisé au monde. On vient de créer une communauté sur WhatsApp. Et encore une fois, on n’est pas dans la quantité, on essaie d’être un peu plus dans la qualité.

Je pense qu’à ce moment-ci, il y a 10 personnes sur la communauté. Ça vous donne une idée, ça fait deux semaines. Il y a le lien dans la zone de clavardage, puis ça, je vais le mettre aussi au site Internet. Si vous voulez participer, c’est des conversations. sur le christianisme progressiste.

Vous pouvez tout simplement vous joindre au groupe et continuer les échanges, soit de ce que je parle là, soit n’importe quoi d’autre. Et vous pouvez naturellement vous abonner à la chaîne YouTube. Alors merci, merci, merci d’avoir été là pour le premier live. Et encore une fois, merci de votre patience. On se revoit lundi prochain, 8 décembre, midi, heure normale d’Ottawa. Donc, peu importe où vous êtes, vous pouvez calculer votre fuseau horaire. Merci d’être là. On se reparle bientôt. Bye bye.

Chandelles de l'Avent pour Noël
* Photo de Max Beck, unsplash.com. Utilisée avec permission.

Auteur

Stéphane Vermette

Rév. Stéphane Vermette

Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.

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