Entretenir la discussion

Vignette de l'épisode Conser l'espoir malgré tout.

Conserver l’espoir malgré tout – Jean 11, 1 – 45

16 mars 2026
Stéphane Vermette

Stéphane Vermette

  • découragement
  • Église Unie
  • espoir
  • Jésus
  • Lazare
  • mort
  • Pasteur-Prêtre
  • réflexion
  • Religion(s)
  • vidéo

Dans le monde d’aujourd’hui, avec toutes les guerres, les famines et les scandales de toutes sortes, il est facile de perdre espoir. Parfois, nous avons le goût de tout abandonner. Cependant, nous devons se souvenir qu’un autre monde est possible et nécessaire. L’espoir peut renaître même dans les moments de désespoir.

Mots clés:

  • métaphore
  • résurrection
  • foi
  • petits gestes
  • inspiration
  • Carême
  • Jésus
  • Lazare
  • changement social

Courriel: info@moncredo.org

Les médias sociaux de Mon Credo.

La communauté WhatsApp.

Transcription:

Bonjour, Stéphane Vermette, pasteur de l’Église Unie du Canada, de retour avec ses petits cartons.

Merci d’avoir cliqué sur cette vidéo.

Si vous aimez, n’oubliez pas de faire un like et vous abonner pour avoir des et aussi les notifications parce que ça fait partie d’une série de vidéos pour le Carême 2026.

Jean : Un évangile symbolique

Justement pour ce cinquième dimanche du Carême, on continue avec l’évangile selon Jean, plus précisément avec le chapitre 11, les versets 1 à 45.

Encore une fois, on a le droit à un long texte.

Juste un petit rappel, encore une fois, le quatrième évangile, l’évangile selon Jean, est un évangile symbolique, rempli d’images, de métaphores, comme je l’ai expliqué dans des vidéos précédentes de ce projet.

Et si vous avez manqué ces vidéos, allez les voir, c’est facile à trouver. Le lien est là, un peu partout.

Jésus attend avant de retourner en Judée malgré la maladie de Lazare

Comment ce passage débute? Ce passage débute avec Jésus qui reçoit un message disant que Lazare, son ami, le frère de Marthe et Marie, est malade. Et ça semble sérieux. Ce n’est pas juste, il a attrapé une petite grippe. Non, non, c’est du sérieux.

Mais Jésus déclare, on va rester ici. On n’ira pas tout de suite. Et les disciples n’ont pas l’air à s’opposer à ça.

Et ils demeurent là deux jours de plus.

Après ces deux jours-là, Jésus dit, bon, on retourne en Judée. Let’s go gang!

Les disciples disent, hum, pas sûr Jésus, parce qu’il n’y a pas longtemps, on comprend quelques versets plus tôt, ils nous ont chassés à grands coups de pierre. Pas sûr que c’est une bonne idée, Jésus. Ce n’est pas sûr que ce soit sécuritaire.

Jésus dit, on va y aller parce que Lazare s’est endormi. Les disciples répondent, tout va bien, Lazare s’est endormi, il va se reposer. Il va se refaire une santé, pas besoin d’être là.

Jésus dit, il est mort! Lazare est mort! Vous ne comprenez rien.

Pourquoi prenez-vous toujours les choses au pied de la lettre? De toute façon, j’ai pris la décision. Let’s go gang, on y va!

Et là, notre Thomas dit, on va y aller et on va se faire tuer parce que pour ben, ben, choix. C’est lui le maître.

Alors, ils partent vers la Judée pour retourner à Béthanie.

N’oubliez pas de vous abonner

Avant d’aller plus loin, encore une fois, je vous rappelle

Abonnez-vous à notre chaîne YouTube.

Ça ne coûte rien, ça prend quelques secondes et ça nous aide beaucoup à être plus visible, d’amener ce genre de messages là à plus de gens.

Partagez ça avec des amis, des connaissances qu’ils pourraient apprécier.

Visitez le site internet www.moncredo.org aussi. Ça s’inscrit dans un projet un peu plus large, d’amener une foi, une spiritualité plus actuelle, plus progressive.

Et dites-le-nous si vous aimez : un courriel, mettez un commentaire dans la vidéo, parce que comme j’ai dit, c’est un projet pour le Carême 2026.

Si ça ne vous intéresse pas, on continue, va arrêter. Mais c’est le genre de réflexion que vous aimez. On aime ça et on va peut-être continuer s’il a des gens qui sont intéressés.

Marthe a perdu tout espoir

De retour à notre texte.

Jésus et ses disciples arrivent à Béthanie.

Il découvre que Lazare est dans le tombeau depuis quatre jours. Il est vraiment mort.

Marthe est la première à voir Jésus et il lui dit, « Si tu avais été ici, Jésus, mon frère ne pas mort. »

On peut la comprendre. À quoi bon avoir un ami qui a des pouvoirs, qui a de l’influence, si on ne pas en bénéficier un peu. Jésus guérit plein de monde, si tu es vraiment l’ami de Jésus, tu t’attends que justement il va te guérir ou va guérir ton frère.

Et là Jésus dit, ne t’inquiète pas, il va revenir à la vie, Lazare.

Et Marthe dit, « oui, je le sais, il va revenir à la vie lors de la résurrection des morts, au dernier jour, blablabla. Mais c’est maintenant que je veux l’avoir, mon frère, ce n’est pas au jugement dernier, là ! »

Jésus est la résurrection, la vie et l’espoir

Et Jésus lui dit, Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra même s’il meurt. »

Encore une fois, c’est une image, une métaphore. Jésus n’est pas la résurrection, il représente la résurrection. Il ne pas prendre ça au pied de la lettre.

Petite anecdote… J’ai grandi à Saint-Simon-de-Bagot, un petit village à la rive sud de Montréal. Et au cimetière, à l’entrée du cimetière, à côté de l’église, il y avait en fer forgé un écriteau qui disait « Je suis la vie ».

Et quand j’étais jeune, je trouvais ça un peu déplacé, même un peu baveux.

Je veux dire, tu t’en vas enterrer tes morts, puis l’autre il dit « je suis la vie ». C’est quoi cette histoire-là?

Encore une fois, je prenais les choses au pied de la lettre. Je ne comprenais pas que c’était des métaphores, que c’était des symboles.

Le découragement et la perte d’espoir des gens

Jésus continue à s’avancer vers le tombeau. Il rencontre Marie, la sœur de Marthe, la sœur de Lazare, qui lui répète exactement la même chose. « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne pas mort. »

Et on sent dans le texte une espèce de sentiment de découragement. Il a une perte d’espoir, puis on a l’impression que c’est contagieux, que tout le monde répète la même chose, que l’espoir est fini.

Et ça me fait penser, des fois, on regarde nos médias sociaux, on écoute les nouvelles, puis on a l’impression qu’on est dans un cycle négatif, puis qu’on n’est pas capable de voir autre chose que des choses négatives. Il y a juste de mauvaises choses autour de nous. Il a juste de la violence, il y a juste de la guerre,  il y a juste des meurtres.

Puis on a l’impression qu’on vit dans le pire moment de l’histoire de l’humanité, puis ça n’en finit plus.

Comment retrouver l’espoir

Et parfois, pour se sortir, même si ça n’en finit plus, même si on sait qu’il y a deux ou trois petites histoires positives, et pour se sortir de ce cycle-là, pour se redonner de l’espoir, parfois, ça prend quelque chose qui frappe l’imagination, qui surprend, qui est inattendu.

Par exemple, on marche sur la rue, puis on voit quelqu’un qu’on ne connaît pas, un étranger qui a besoin d’un coup de main, puis on s’arrête, puis on lui donne un coup de main. Puis on continue notre chemin.

On peut donner un cadeau sans rien attendre en retour. Ce n’est pas je te donne un cadeau, en attente d’autres choses. Non. Je donne, puis c’est tout.

Ça peut être à l’écoute d’une personne qui a besoin de se confier, qui a besoin juste de verbaliser quelque chose.

Ce que Jésus lui a choisi pour redonner l’espoir, pour briser ce cycle-là, c’est de dire, rouler la pierre.

Et là, Marthe lui dit, non, ça n’a pas d’allure. Ça fait quatre jours qu’il est là, ça commence à sentir pas bon. Il n’y en a plus d’espoir, Jésus.

Jésus dit non, roulez la pierre, et ensuite, il dit, Lazare sort.

Et croyez-le, croyez-le pas, Lazare sort… et ce n’était pas un épisode de Walking Dead.

La facilité de perdre l’espoir

Comme mentionné plus tôt, c’est facile de perdre l’espoir quand on regarde autour de nous, puis on se dit, bien, à quoi ça sert de croire en Dieu? À quoi ça sert de faire des efforts? Ça ne donne rien. Il a des gens qui meurent, les maladies ne s’arrêtent pas, il a des enfants qui souffrent.

Il y a cette tentation de carrément tout abandonner, même si on sait qu’il y a des solutions, mais la tentation est là.

Pour un Carême d’espoir

Et peut-être pour ce Carême, un des défis, c’est d’écouter cette petite voix intérieure qu’on a en nous, qu’on n’entend pas parce qu’il trop de chaos, qu’on est trop occupé, puis on ne l’écoute pas, qui nous dit, ce n’est pas le temps de lâcher. Il a encore de l’espoir, il a encore des choses positives dans notre monde.

Et notre monde a besoin de cet espoir.

Peu importe, on peut encore rêver à un monde basé sur la justice, sur l’équité, sur la compassion, sur la paix.

Tout ce que ça demande, c’est une nouvelle façon d’être.

Ça débute par des petits gestes audacieux, comme je parlais tantôt.

Dire bonjour à quelqu’un qu’on croise, juste ça, partager le peu qu’on a avec d’autres, refuser de répéter des propos racistes ou homophobes, encourager ou dire merci à quelqu’un dans un magasin ou dans une boutique.

Oui, ce n’est pas spectaculaire comme Lazare qui sort du tombeau, mais ça va contre le découragement et cet espoir-là peut être contagieux, peut donner de l’espoir partout. Puis on ne sait pas jusqu’à quel point ça peut changer la vie des autres.

Encore une fois, d’écouter, merci de cliquer sur ces vidéos-là. N’oubliez pas, like, activer les notifications, abonner à la chaîne YouTube et on se reparle la semaine prochaine pour le dimanche des Rameaux déjà. Au revoir!

Auteur

Stéphane Vermette

Rév. Stéphane Vermette

Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.

Si vous aimez ce contenu, partagez-le.