Avoir des adolescentes dans une société d’accueil
Emefa Atutonu
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Dans la série Ma parole, Emefa nous explique que la maternité d’adolescentes dans un nouveau pays n’est pas un long fleuve tranquille. Au Canada depuis 2024, elle s’est adaptée pour inculquer à ses adolescentes la confiance en soi tout en conservant des valeurs de son pays d’origine.
Bonjour, je suis Emefa Atutono, je viens du Togo. Je suis mère de deux adolescentes, deux adorables filles qui ont 12 et 13 ans.
Transcription:
Table des matières
L’arrivée au Canada avec deux adolescentes
Nous sommes toutes arrivées au Canada en juillet 2024.
Nous avons découvert beaucoup de choses. Ce pays nous a accueillies, nous a ouvert les bras, mais la vie de mère d’adolescent que je vais vous raconter là maintenant n’a pas été du tout facile pour moi.
Je ne connaissais personne, ça je vous le dis tout de suite, je ne connaissais personne en arrivant au Canada.
J’ai laissé derrière moi mon boulot, ma famille, mes connaissances et tout pour arriver ici.
Quand j’arrivais à l’aéroport Trudeau, quand je sortais de l’aéroport avec mes enfants, le premier vent qui soufflait sur moi, c’était comme si tu es laissé à la portée de toi-même, te voici. Prouve-nous ce que tu peux faire en tant que maman, mère monoparentale ayant sur les mains deux d’adolescence.
Là, la question que se pose, qu’est-ce qu’il faut faire?
Inculquer la confiance en soi à ses adolescentes
J’ai inculqué à mes enfants la confiance en soi parce que quand tu n’as pas confiance en soi, tu as peur. Tu ne sais pas si ce que tu vas dire sera accepté, ne sera pas accepté.
Et quand tu n’as pas confiance en soi, tu ne peux pas accepter les autres tels qu’ils sont.
L’importance de trouver une Église pour ses adolescentes
C’est là où l’Église intervient. Il faut se trouver une famille. Il faut se trouver quelqu’un avec qui partager ses joies et ses peines.
Moi, j’ai choisi le chemin de trouver l’Église parce que je suis chrétienne de base, d’où j’ai retrouvé l’Église Unie.
Sans vous mentir, j’étais déjà partie dans d’autres Églises dont je ne citerai pas le nom. J’ai vu que non, ce n’est pas comme ce que les mêmes choses qu’on faisait chez moi, où je ne me retrouvais pas. Tout le monde venait, partait.
Mais quand je suis rentrée dans l’Église Unie, c’est comme si je me retrouvais en famille.
Je retrouvais les choses qui se faisaient chez moi à l’Église.
Déjà, la façon de me présenter, voilà une maman qui a deux enfants, qui a deux adolescents qui viennent de l’Afrique.
La façon dont j’ai été accueillie pour la première fois m’a fait ressentir un sentiment d’appartenance à cette famille-là.
Je ne l’appelle pas une Église, moi je l’appelle une famille.
Adapter l’éducation de ses adolescentes
Dans mon pays, quand un adulte parle, l’enfant doit se taire. Il ne doit pas dire que voilà, tu as menti, ce que tu as dit ce n’était pas ça. L’enfant doit présenter des excuses.
Alors que dans ce pays qui nous a ouvert les bras, je le dis haut et fort, dans ce pays, le Canada qui nous a ouvert les bras, c’est un pays d’autonomie où l’enfant a le droit à la parole, où l’enfant peut dire ce qu’il pense, dans le respect, bien sûr, sans être jugée, sans se faire taper sur les doigts, comme on le dit.
J’ai appris à mes enfants que le non est une réponse.
Dans mon pays, le non n’est pas une réponse. Tu n’as pas le droit de dire non.
Mais ici, j’ai découvert des choses, surtout dans l’Église unie, j’ai appris à mes filles que quand quelqu’un te fait un truc que tu n’aimes pas, tu peux lui dire non, ce n’est pas de l’insulte. Ce n’est pas de l’insulte.
Tu peux lui dire que je n’accepte pas. Ce que tu me dis c’est non, je ne veux pas que tu me fasses ça. La personne arrête.
Et de la même façon quand quelqu’un te dit non, tu n’es pas obligé d’aller au-delà de ce que la personne ne veut pas.
Le respect de l’autre, tout en prenant en considération les valeurs que vous avez avant, ajoutées à de l’autonomie et à la parole divine, ça fait beaucoup, ça fait un bonheur fou, intense que nous vivons au jour le jour.
Conserver des valeurs du pays d’origine
Les valeurs que mes enfants ont gardées de mon pays d’origine, c’est le respect, l’écoute, l’échange, la solidarité, la vie en famille.
Et en tant que parent, ce n’est pas un travail de 30 minutes, c’est une vie de tous les jours, de chaque seconde, de chaque minute qui est là.
Et avec le Seigneur, je suis ce que j’y arrive.

Je suis une femme engagée, motivée par le sens du devoir et le désir de bien faire les choses, autant dans ma vie professionnelle que personnelle.
Chrétienne depuis ma naissance, j’ai grandi dans une famille où la foi avait une place centrale, et j’ai été éduquée selon les valeurs chrétiennes que je transmets aujourd’hui à mes enfants.
Sur le plan professionnel, je suis diplômée en Finance et en Contrôle de Gestion, avec des compétences solides en administration. J’ai occupé plusieurs postes dans différents secteurs, ce qui fait de moi une personne polyvalente.
Ce parcours m’a permis de développer une expérience significative en gestion financière, en suivi des opérations et en soutien administratif aux équipes. J’apprécie la précision, l’organisation et le travail bien fait ; ce sont des qualités qui m’accompagnent chaque jour dans mes responsabilités.
En dehors du travail, ma vie reste guidée par ma foi. Je demeure attachée aux valeurs chrétiennes et je m’efforce de vivre dans le respect, l’intégrité et le service. Ma foi influence ma manière d’agir, d’aider les autres et de garder un équilibre malgré les défis.
Dans l’ensemble, je me définis comme une personne calme, sérieuse et bienveillante, qui cherche toujours à trouver l’harmonie entre ses engagements professionnels, personnels et spirituels.