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Vignette de la vidéo Accepter de changer d'idée.

Accepter de changer d’idée – Matthieu 15: 21 – 28

10 août 2026
Stéphane Vermette

Stéphane Vermette

  • cananéenne
  • changement
  • évangile
  • Femmes
  • Jésus
  • réflexion
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La rencontre entre Jésus et la femme cananéenne présente un Jésus étonnamment remis en question par une étrangère qu’il semblait d’abord écarter. En acceptant de changer d’idée et de revoir sa position, il montre qu’aucun plan ni aucune conviction ne devrait nous empêcher de reconnaître les besoins réels des autres.

Ce récit nous invite à demeurer ouverts, humbles et prêts à changer d’idée pour bâtir un monde plus juste et inclusif.

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Transcription:

Introduction: Jésus a-t-il jugé une personne trop rapidement?

Quelle serait votre réaction si je vous disais que Jésus pouvait faire des erreurs en jugeant des personnes trop rapidement? Seriez-vous choqué, surpris ou quelque part rassuré?

Bonjour, Stéphane Vermette, pasteur progressiste, inclusif et moderne, de retour avec ses petits cartons. J’offre des réflexions sur des textes de la Bible tout à fait gratuitement grâce à notre commanditaire, l’Église Unie du Canada.

Cette semaine, on se dirige vers l’évangile selon Matthieu, chapitre 15, les versets 21 à 28, ou lorsque Jésus rencontre une femme cananéenne.

Un Jésus surprenant

Pour être honnête, c’est une histoire un peu surprenante et déconcertante pour plusieurs parce qu’on rencontre un Jésus qu’on n’a pas l’habitude de rencontrer. Ce n’est pas le Jésus qu’on a appris à aimer. Parce que Jésus, on a cette image d’un homme serein, gentil, plein de compassion, plein de sagesse.

Mais ici, je ne sais pas trop pourquoi, c’est comme si Jésus n’avait pas pris son café le matin; c’était de lever de mauvaise humeur ou quelque chose. Il y a de quoi qui ne fonctionne pas.

Jésus refuse de guérir la fille d’une femme cananéenne

Alors le texte. Un jour, Jésus et ses disciples sont dans les alentours des villes de Sidon et de Tyr. On est à l’extérieur de la Galilée. C’est une région essentiellement peuplée par des Cananéens.

Les Juifs et les Cananéens étaient voisins, mais on ne pouvait pas dire qu’ils étaient les meilleurs amis au monde. Il y a eu des tensions. Il y a eu des guerres dans le passé. Ils étaient assez différents. On va dire ça comme ça.

Et d’un coup, il y a une femme qui arrive et qui crie : « Maître, fils de David, aie pitié de moi, ma fille est tourmentée par un mauvais esprit! » Jésus ne répond pas. Il ne réagit pas dans le texte. On dirait qu’il s’en fout. Et même les disciples lui demandent, veux-tu qu’on se débarrasse d’elle? Elle est fatigante.

Et Jésus dit aux disciples : « J’ai été envoyé pour les brebis perdues du peuple d’Israël. »

Mais la femme insiste. Elle crie : « Maître, aide-moi! » Et Jésus répond quelque chose comme : « Ce n’est pas bien de prendre la nourriture des enfants pour la distribuer aux chiens. »

Ouch! Ça fait mal. Ce n’est pas, comme je disais, la vision de notre Jésus.

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On retourne à notre texte, à notre dialogue entre Jésus et la femme cananéenne.

Jésus ne voulait pas changer sa mission initiale

Juste pour être clair, ici, Jésus n’a pas traité la femme cananéenne de chienne. Je l’ai déjà entendu. Mais dans tous les textes d’études que j’ai lues, non, ce n’est pas ça.

C’est plus une image. C’est pour dire, je ne peux pas gaspiller ce que je suis en train de faire. Parce que lui, dans sa tête, Jésus, c’est un juif et il a une mission auprès des juifs. Et pour lui commencer à donner à gauche et à droite, ce serait comme s’éparpiller, sortir de son plan. C’est bien le fun, là, les gens qui demandent des miracles, mais ce n’est pas ça son affaire, lui.

La femme cananéenne invite Jésus à changer sa perspective

Mais la femme répond à Jésus : « Pourtant, même les chiens mangent les morceaux qui tombent de la table des maîtres. »

Essentiellement, elle dit : « Qu’est-ce que tu as à perdre là finalement à guérir ma fille? »

Et c’est ça qui peut être intéressant pour nous aujourd’hui parce que souvent on a des plans que ce soit individuellement ou collectivement (un groupe, une Église, une association…), et on est convaincu qu’on a les bons plans, qu’on a la bonne approche.

Et on est même convaincu que si on respecte notre plan, puis si on l’applique, on va réussir, puis ce sont juste de bonnes choses qui vont arriver.

Les occasions qui nous amènent à changer d’idée

Mais parfois, il y a des événements, il y a des personnes qu’on rencontre sur notre chemin qui nous remettent en question, qui nous challengent pour prendre un anglicisme.

Alors, qu’est-ce qu’on fait? On reste dans le plan à tout prix et on oublie les besoins autour de nous ou on s’adapte? Et qu’est-ce que ça nous coûte de nous adapter?

Qu’est-ce que ça coûtait à Jésus? Rien, dans le fond. Parce que guérir la jeune fille de la femme cananéenne, n’enlève pas un miracle qu’il pouvait donner aux Juifs. Il n’y avait pas un nombre de guérisons limites par jour, Jésus.

Et si on veut être là pour aider les autres êtres humains, construire un meilleur monde, guérir, prendre soin de quelqu’un, s’attarder aux besoins de quelqu’un qui est des nôtres, de notre groupe, ou de l’autre côté de la planète, est-ce que ça fait une si grosse différence que ça?

Parce que si le but c’est de créer un meilleur monde, ce n’est pas juste un meilleur village, un meilleur quartier, un meilleur pays, non, c’est un meilleur monde.

Une personne prête à changer devant un escalier.
* Photo de Yang Miao, unsplash.com. Utilisée avec permission.

Conclusion : Apprendre à ne pas juger trop rapidement pour créer un meilleur monde

Et c’est peut-être ça Jésus qui a jugé trop rapidement, qui a vu que c’est une cananéenne, ce n’est pas de ma gang, ce n’est pas moi, je ne sais pas, je n’ai pas de temps à perdre avec ça.

Et cette femme a remis en question Jésus. Jésus a été assez bon, assez grand et assez courageux pour dire : « Ouais, tu as raison, je pense que je suis en train de me tromper ici. »

Et pour nous, quand on a ces événements-là, de pouvoir dire : « OK, on va adapter nos plans. On va éliminer les angles morts. On va rechercher un moyen d’inclure au lieu d’exclure.

Je pense que ça peut nous parler beaucoup aujourd’hui et il y aurait beaucoup de travail à faire dans notre monde.

Alors, merci encore une fois d’être là et je vous reviens avec une nouvelle réflexion très bientôt. Au revoir.

Mots clés :

Jésus, Bible, adaptation, inclusion, foi, spiritualité, Matthieu, réflexion, changement, compassion, Église Unie du Canada, cananéenne, femme, changer

Sujets clés :

L’histoire de la femme cananéenne dans Matthieu 15

L’importance de l’adaptabilité face aux défis

Le rôle de la remise en question dans la foi

L’inclusion et la compassion dans la spiritualité

Chapitres :

00:00 Introduction: Jésus a-t-il jugé une personne trop rapidement

00:46 Un Jésus surprenant

01:25 Jésus refuse de guérir la fille d’une femme cananéenne

03:03 Abonnez-vous

03:25 Jésus ne voulait pas changer sa mission initiale

04:10 La femme cananéenne invite Jésus à changer sa perspective

04:55 Les occasions qui nous amènent à changer d’idée

06:15 Conclusion : Apprendre à ne pas juger trop rapidement pour créer un meilleur monde

Évangile selon Matthieu 15, 21-28

* Photo de Sincerely Media, unsplash.com. Utilisée avec permission.

Stéphane Vermette

Pasteur de paroisse à Admaston, Kanata (Ont.), Quyon (Québec) et Église Unie Sainte-Claire (exclusivement sur internet). Coordinateur des communications et du développement en français de l’Église Unie du Canada. Depuis plus de 10 ans, il exerce un ministère numérique sur les médias sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Bluesky) pour apporter une foi progressiste en français sur internet.

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