Oser un regard différent

Vignette du texte: Les effets sur notre santé du printemps.

Le printemps et ses effets sur notre santé

29 mai 2026
Photo de Marie-Sylvenie Chery

Marie-Silvenie Chery

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Le printemps est une saison où les changements de température, les allergies et la circulation accrue des microbes favorisent les maladies.

Avec son mélange de renouveau et de vulnérabilité, ce temps de l’année représente une vie nouvelle marquée par des transitions, des tensions et des moments de faiblesse qui invitent à la confiance et à l’abandon en Dieu.

Les raisons derrières notre santé fragile au printemps

Le printemps est la saison du réveil mais aussi de vulnérabilité. Après l’hiver, notre système immunitaire est parfois affaibli. Les variations de température irritent la gorge. Les allergies printanières fragilisent les muqueuses. Nos enfants, en garderie ou dans les écoles, sont en contact constant. Ceci facilite la transmission des virus et des bactéries.

Dans les transports en commun, le monde tousse. Il y aussi les allergies saisonnières.

 Ah! Le mal de gorge, avec nos fameux streptocoques! Ce n’est pas nouveaux. Ils vivent dans nos gorges en silence. Mais au printemps, ils trouvent un terrain idéal pour devenir plus actifs.

La nature ne s’attaque pas à notre santé

Alors quelques questions surgissent, presque instinctivement : « Pourquoi, au moment même où la création refleurit, avons-nous l’impression d’êtres attaqués?  La nature s’acharne-t-elle sur nous? Et que dit Dieu dans tout cela? »

Il est tentant de croire que la nature s’acharne sur nous avec ses ‘bébites’ qui nous font du tort.

Non, la nature n’est pas malveillante. Les microbes ne sont pas des ennemis envoyés contre nous. Les saisons ne sont pas des jugements non plus.

On peut dire que ce n’est pas une attaque ciblée, mais une opportunité biologique saisissante de la part des virus et des bactéries.

La création est un organisme vivant, en mouvement, qui nous rappelle que nous faisons partie d’un ‘Tout’ plus grand que nous.

La Bible nous montre une autre vision

La création n’est pas un adversaire. Elle est un espace de relation.

Dans ce monde vivant, Dieu n’est pas absent. Il n’est pas l’auteur de la maladie, mais la présence qui accompagne, la force qui soutient, la lumière qui éclaire nos fragilités.

Faire partie d’un système plus grand que nous

Alors, comment comprendre cette saison où la renaissance côtoie la maladie?

Je crois que la création n’est pas contre nous. Elle nous forme en nous rappelant que la vie n’avance jamais sans tension, sans transition, sans travail intérieur.

Une abeille au printemps, symbole de santé de la nature.
* Photo de Aaron Scamihorn, unsplash.com. Utilisée avec permission.

Un écosystème complexe

Pour comprendre ce paradoxe de la saison, il faut se comprendre que le printemps est une saison où tout renait et où pourtant nous tombons malades.

Il nous faut regarder plus loin que les symptômes. Il nous faut entrer dans ce qui se passe à l’intérieur du corps, dans ce qui se joue dans la nature, et dans ce que cela révèle de notre relation avec l’environnement.

Derrière chaque fièvre, chaque gorge irritée, chaque microbe qui circule, il y a une histoire plus vaste : celle d’un monde vivant, en mouvement, où la fragilité et la force cohabitent.

Quelques trucs et conseils pour un printemps en santé

  • Se couvrir la bouche lorsqu’on tousse ou éternue (idéalement dans le creux du coude).
  • Éviter les contacts avec des personnes infectées ou porter un masque.
  • Garder le système immunitaire en bonne forme par le repos, une vie saine et active.

Si vous présentez des signes et symptômes d’une infection des voies respiratoires, consulter votre médecin, votre pharmacien ou appeler le 811 comme ressources.

Demeurez en santé

La nature nous accueille avec bienveillance, reflet de la bonté du Créateur. En prenant soin de nous-mêmes et de tout ce qui vit. Elle nous invite à veiller notre corps comme on veille sur un jardin qui respire. Prenez soin de votre corps.

Photo de Marie-Sylvenie Chery

Liturgiste et pasteure en formation. Marie Silvenie a d’abord suivi des études de linguistique appliquée en Haïti avant d’obtenir un baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal. Elle a exercé le métier d’infirmière clinicienne, développant une approche holistique du soin de la personne (corps, âme et esprit) pendant dix-huit ans. Elle a ensuite obtenu un baccalauréat en théologie à l’Université McGill et une maîtrise en divinité à Montreal Diocesan Theological College.

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