Transmettre sa foi à ses enfants
Florence Kamta
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Dans le cadre de la série Ma parole, Florence nous parle de l’importance de transmettre sa foi à ses enfants dans un société différente de sa société d’origine. Devant cet important défi, nous sommes tous et toutes appelés à mettre en pratique nos croyances profondes.
Je suis Florence Bukam, d’origine camerounaise. Je vis au Québec il y a dix ans de cela déjà. Je suis actuellement responsable de la communauté francophone de Longueuil et j’habite justement la rive sud de Montréal.
Transcription:
Table des matières
Transmettre sa foi dans une société différente
Je vais vous parler aujourd’hui de comment transmettre sa foi à ses enfants dans une société différente de sa société d’origine. Je suis d’abord pasteure et je me sens à l’aise de parler de ce sujet.
Moi, je voudrais partir d’abord d’un postulat selon lequel je pense que la foi et ses valeurs chrétiennes ne changent pas. Elles sont les mêmes. Le plus qui change pour moi, c’est le mode de transmission ou alors les expressions pratiques de cette foi.
Transmettre sa foi aux enfants au Cameroun et au Québec
Cela n’a aucun problème parce que c’est une société dans laquelle déjà nous naissons tout en connaissant ou tout en foisonnant avec d’autres cultures religieuses.
Contrairement ici, avec notre expérience au Canada et particulièrement au Québec, je me suis rendu compte que dans la société, déjà sur le plan politique, le religieux a vraiment toute une autre connotation.

Aider ses enfants à comprendre le contexte pour vivre sa foi
Au regard de cette dichotomie culturelle sur le plan religieux, le mode de transmission que j’ai pu utiliser ou que nous pouvons utiliser ici pour transmettre la foi à nos enfants ou à ces nouvelles personnes qui arrivent, c’est de :
- Un, d’abord expliquer et faire comprendre à ses enfants, la structure et le contexte politique, religieux, économique et spirituel de la nouvelle société d’accueil.
- Et de deux, pour moi, le faire et le dire vont ensemble et ça fait partie des valeurs chrétiennes.
C’est donc dit que moi aussi, pratiquer avec ces enfants, n’est-ce pas, cette nouvelle habitude de foi chrétienne pour lui donner aussi, n’est-ce pas, de s’adapter et d’intégrer ou alors s’approprier cette nouvelle manière de vivre sa foi, afin que ça devienne une nouvelle habitude.
Comme on dit souvent, l’habitude est une seconde nature. Donc, jumeler à sa nature cette nouvelle façon de vivre sa foi et être correct, équilibré, n’est-ce pas, dans un contexte différent du sien.
L’importance pour les parents de parler et agir devant ses enfants
Comme conseil donné aux jeunes mamans qui arrivent du Cameroun, avec des enfants, il est important pour cette maman elle-même de pratiquer avec l’enfant. On ne peut pas dire sans faire. Si on dit, ça reste théorique.
Mais si on dit en le faisant, elle est théorique et en même temps pratique, et ça crée en l’enfant une nouvelle habitude de vie, de foi, et ça permet de créer là, de fabriquer là, une nouvelle pépinière pour la visibilité future de l’Église, de notre Église.

Florence Kamta
Née au Cameroun, la pasteure Kamta a été ordonnée en 2006 par l’Église évangélique du Cameroun et admise dans l’Église Unie du Canada en 2025. Elle est titulaire d’une maîtrise en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke. Elle travaille pour le Ministère protestant francophone de Longueuil au Québec.